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[ 28/02/2008 ]
Un peu d'espoir pour les sans-abris?
Suite aux actions entreprises par les "Don Quichotte" dans plusieurs villes de France, et en particulier à Strasbourg, l'Etat a annoncé l'année dernière un Plan d'Action Renforcé pour les Sans-Abri (plan PARSA). Celui-ci précisait :"Toute personne accueillie dans un centre d'hébergement d'urgence devra se voir proposer, en fonction de sa situation, une solution pérenne, adaptée et accompagnée si nécessaire, dans le parc public social, dans le parc privé conventionné, dans un CHRS (Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale), un CADA (Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile), un LogisRelais (résidence hôtelière à vocation sociale), une maison relais ou un hébergement de stabilisation. ... Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée. Cette orientation est effectuée vers une structure d'hébergement stable ou de soins, ou vers un logement, adaptés à sa situation."Pourtant, chacun peut constater qu'il y a toujours des personnes à la rue. Pour répondre aux exigences de la Loi, on a à Strasbourg transformé des places d'urgence en places de stabilisation, ce qui a posé des problèmes pour pouvoir répondre à l'urgence (le 115 est saturé). Les associations en charge des structures d'accueil n'ont pas les moyens suffisants pour réaliser l'accompagnement social qui serait nécessaire pour certaines personnes. En conséquence, la période de stabilisation se termine souvent par un retour à la rue. Les logements pérennes manquent : ils devraient se trouver dans le parc social, mais ils sont affectés aux personnes qui sortent de l'urgence au compte-gouttes. Las d'attendre que le plan PARSA soit appliqué, les "Don Quichotte" ont replanté des tentes dans la cathédrale à la veille de Noël pour alerter la Préfecture. Celle-ci a promis des solutions dans de très brefs délais. Effectivement, un travail a été entrepris avec Cus-Habitat et les associations, qui a abouti à l'aménagement de 10 places dans 5 F1 pour accueillir des sans-abris et les orienter vers une solution plus durable. L'association Antenne a accepté de faire l'accompagnement social. C'est un début, et l'on peut s'en réjouir. On peut aussi remercier Cus-Habitat qui est le seul bailleur social à accepter de fournir des logements. Mais qu'est-ce que 10 places, quand il y a encore une cinquantaine de personnes qui passent la nuit dehors? En attendant, Monsieur Alexandre Glardon, Président des "Don Quichotte" a installé à nouveau des tentes, cette fois après une concertation avec le Préfecture. Celle-ci a autorisé le campement au Jardin des deux Rives. Une réunion est prévue pour le 29 février à la Préfecture, avec tous les partenaires et toutes les associations concernées par l'accueil des personnes en urgence. Il faut qu'elle débouche sur du concret, et vite.
Il y a des locaux habitables dans la CUS. Une solution est possible si la volonté politique est là.
Marie-Françoise Janot, Conseillère Municipale et Communautaire, candidate sur la liste des Verts