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Les contributions

Textes proposés :

  1. Un peu d'espoir pour les sans-abris?  [28/02/2008]
  2. Le LOGEMENT à Strasbourg !  [29/01/2008]
  3. Pour une écologie décomplexée  [30/10/2007]

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Contenu de la page en cours : Contributions

[ 29/01/2008 ]

Le LOGEMENT à Strasbourg !

Un droit démocratique, une urgence sociale, un impératif écologique

Aujourd’hui à Strasbourg tous les clignotants sont au rouge en matière de logement : de plus en plus cher, de plus en plus rare et donc de plus en plus en plus inaccessible. Fabienne Keller et Robert Grossmann ont depuis des années abandonné toute volonté d’agir pour le droit au logement pour tous et notamment dans le domaine du logement social ! Il y a urgence à mettre en œuvre une politique municipale afin que chaque citoyen de cette ville trouve des conditions de logement et donc un toit décent pour lui et sa famille.

7 propositions pour le droit au logement pour tous à Strasbourg

Construire 750 logements sociaux accessibles par an afin de rattraper le retard accumulé et, progressivement, de répondre aux attentes des Strasbourgeois. Cet objectif, qui constitue un minimum, nécessite une priorité budgétaire pour la ville. Tout ensemble immobilier de plus de 10 logements dans la ville devra obligatoirement comprendre 30 % de logements sociaux.

Rénover les logements (et notamment les logements sociaux) par un investissement massif dans les économies d’énergie (chauffage, isolation, eau). Au cours de ces 15 dernières années, l’augmentation des charges (notamment le chauffage et l’électricité) a été 3 fois plus rapide que l’augmentation des prix des loyers. Les économies d’énergies dans nos logements, ce sont des économies pour les familles qui y habitent mais c’est également une action locale contre le réchauffement climatique. L’objectif de 1000 logements rénovés par an est un objectif nécessaire.

La Ville et la CUS doivent constituer des réserves foncières. Alors qu’aujourd’hui, la ville brade son capital (à l’exemple de ce qui se passe le long de la RN4), Strasbourg doit impérativement préserver son patrimoine et acquérir des immeubles et des terrains. Ces réserves foncières et immobilières permettront à la municipalité de construire des logements sociaux, de lutter contre la spéculation immobilière et foncière, de maîtriser l’extension de la ville et ainsi de préserver notre avenir. Strasbourg doit participer à l’Etablissement Public Foncier Local créé sur le Bas-Rhin le 10 décembre 2007.

A Strasbourg sur les 11.000 logements vides plusieurs milliers sont vacants pour des raisons spéculatives. L’application de la loi de 1945 sur la réquisition des immeubles vides est un impératif pour le droit au logement. Il permet de dégager une nouvelle offre locative, notamment au niveau des propriétaires institutionnels (banques, assurances, promoteurs). Une taxation particulière et dissuasive sera mise en place pour les logements vacants depuis plus d’un an.

Promouvoir des éco-quartiers. Dès novembre 2007, nous avons proposé qu’un éco-quartier soit construit sur le site Danube situé entre Neudorf et l’Esplanade. Les éco-quartiers sont conçus de façon à minimiser leur impact sur l’environnement, visent une autonomie énergétique, une mixité d’usage et définissent une nouvelle manière de vivre ensemble. Sur la base de recherche de terrains par la commune, une dizaine d’éco-quartiers devront être lancés avant 2012. Ils serviront plus généralement à une transformation écologique et urbaine de toute la ville et de tous les quartiers (qualité environnementale, énergie, services, déplacement, gestion des déchets…).

Une ville de l’initiative et de l’innovation en matière de logement et d’habitat. A l’inverse de ce qui se passe depuis 7 ans, la ville doit constituer un levier d’initiative et d’innovation pour promouvoir le droit au logement à Strasbourg : aide à la mise en place d’agences immobilières à vocation sociale, gestion sécurisée pour le compte de petits propriétaires qui ne mettent pas leur logement sur le marché par crainte d’impayés, gestion sociale et dynamique du patrimoine municipal, transparence dans l’attribution des logements sociaux et municipaux. Pour les logements privés vides, la collectivité doit passer avec les propriétaires des baux à réhabilitation pour 20-25 ans ou les confier en gestion à des organismes HLM sur des durées similaires.

En matière de logement d’urgence. Malgré les alertes médiatiques la situation reste très précaire pour les personnes sans domicile fixe. Il y a aujourd’hui 100 places d’urgence et 150 places de stabilisation. S’il faut à la fois double le nombre de places d’urgence, c’est d’abord le développement notable du logement très social (PLAI et PLUS) qui, principalement, permettra un accès au logement pour tous avec un accompagnement social efficace.


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