Strasbourg ville Verte, ouverte et solidaireEditos précédents :
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Strasbourg, qui avait innové dans les années 90 avec un réseau de pistes cyclables conséquent et la création de Vélocation, marque le pas. Par manque de volonté politique affirmée, notre ville n’est plus, loin de là, une référence en la matière.
Velib est certainement une des initiatives qui a le plus marqué les évolutions cyclistes en milieu urbain au cours de ces dernières décennies. C’est pour les écologistes qui se sont battus pour le vélo en ville, une forme d’hommage.
Mais l’enthousiasme des derniers convertis ne doit pas faire oublier, à Strasbourg comme ailleurs, quelques réalités qu’il est bon de rappeler.
Le vélo représente près de 10 % des déplacements dans la ville ce qui, bien que très insuffisant, reste une part largement supérieure à la moyenne des autres villes françaises (2,2 % à Paris).
L’usage du vélo à Strasbourg résulte d’une pratique quotidienne, en tout cas régulière (on parle de 120.000 vélos dans la ville). De ce fait, un système de location ne constitue qu’une partie d’une offre globale de services. Il s’agit d’élargir massivement l’usage du vélo notamment pour des publics plus jeunes (collégiens, lycéens, étudiants…) ou plus âgés mais également aux salariés venant quotidiennement à Strasbourg.
Certes le débat de la cohabitation vélo/piéton est tendu et tenace. Mais se focaliser sur cette « concurrence » c’est oublier le peu d’espace public concédé aux vélos et piétons. Elle en fait oublier l’omniprésence de la voiture et enferme le piéton dans son opposition au vélo (et inversement)
Il ne nous semble guère nécessaire de revenir sur l’intérêt et la nécessité de développer l’usage du vélo en ville (place de la voiture, pollutions atmosphériques, espace limité, priorité aux modes doux, absence de gaz à effet de serre, coût et épuisement du pétrole,…) ; cette priorité est pour nous une évidence et un impératif.
Pour la liste Verte, Ouverte et Solidaire, une politique ambitieuse pour le vélo dans la ville et l’agglomération doit se structurer autour des 5 axes suivants:
Alors que le vélo assure près de 10 % des déplacements dans l’agglomération strasbourgeoise, moins de 1 % de l’espace public lui est « concédé ». Multiplier par 4 lors du prochain mandat la place du vélo dans l’espace public strasbourgeois constituera une véritable transformation du paysage urbain et de la pratique du vélo. Dans ce cadre, la continuité effective des cheminements cyclables est un impératif et sera gage de confort, de sécurité, et de rapidité.
Parallèlement, la part dédiée exclusivement au piéton devra évoluer dans les mêmes proportions au centre et dans les quartiers.
Si les déplacements cyclistes au centre ville ont subi une réelle avancée, cela est loin d’être le cas dans les quartiers, dans les liaisons inter-quartiers, dans les liaisons entre le centre et les quartiers et encore moins sur les autres communes proches de Strasbourg. L’égalité d’usage du vélo passe par une prise en compte nécessaire de la totalité de ces cheminements : continuité, espace public, sécurité. La situation ubuesque de l’avenue Jean Jaurès est symptomatique de ce traitement différencié (et dangereux).
Le vélo doit devenir prioritaire par rapport à la voiture. Le code de la rue, qui donnera la priorité aux modes de déplacements non polluants, sera un atout supplémentaire pour doubler la part de ce mode de déplacement dans la ville et atteindre 20% de déplacements à vélo dans l'agglomération. Cette forme de discrimination positive et protectrice permettra d’élargir les publics: les lycéens, les collégiens voire les enfants des écoles primaires, bénéficiaires de ce réseau sécurisé, pourraient devenir de nouveaux usagers réguliers des pistes cyclables.
Ce code de la rue, pour être pleinement efficace, devra être accompagné d'aménagements de la voirie aujourd'hui indispensables: de la place de Bordeaux à la route du Polygone, du passage souterrain Wilson à la route de Colmar, voilà autant d’espaces à redessiner afin de leur redonner un nouveau statut.
Si la sécurité de l’usager est indispensable dans son déplacement, elle l’est également dans la lutte contre le vol et les dégradations. Doubler le nombre d’arceaux dans la ville doit s’accompagner d’une reconquête d’emplacements de parking sur la voiture (une place de parking existante sur 10 sera réservée aux vélos avec des arceaux), permis de construire intégrant obligatoirement des espaces vélos, parkings devant et à proximité des services publics.
La réalité strasbourgeoise du vélo ne nous incite pas à un transfert mécanique d’un quelconque modèle. Mais il est indispensable d’élargir la chaîne de mobilité par un système mettant 1000 à 2000 nouveaux vélos à disposition dans toute la ville tout en gardant le service de location de vélo dans la sphère du service public, non lié à un marché de publicité (déjà omniprésente dans la ville). Nous proposons donc, dès aujourd'hui, d'entrer dans le nouvel âge du Vélib'. Avec tous les partenaires concernés (usagers, associations d’habitants, CADR, Vélocation, Vélostation, Fubicy mais également la CTS et la SNCF…) nous proposons la refondation d’un service de location de vélos autour de quelques principes :
Ces axes à soumettre au débat public constituent les objectifs politiques que se fixe la liste « Strasbourg Ville Verte, Ouverte et Solidaire » pour les 6 prochaines années.
L’objectif affiché de 20 % des déplacements « vélo » par l’agglomération devient plus qu'une utopie : c’est un impératif !Les Verts 9, rue de la Douane 67000 Strasbourg [Localisation]| Tél : 03 88 23 57 08 | Courriel : contact@strasbourgenvert.fr