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Ils ont dit...

Comment permettre à l'aéroport de redécoller ?

Attentats du 11 septembre 2001, concurrence des autres aéroports, départ de Ryanair et, aujourd'hui, le TGV : l'aéroport Strasbourg-Entzheim est dans le rouge. Que comptent faire les quatre principaux candidats aux élections municipales pour le sortir de la crise ?

Les représentants CFDT des 1 200 salariés de l'aéroport de Strasbourg ont tiré la sonnette d'alarme la semaine dernière. Et ont clairement demandé aux responsables politiques d'agir pour sauver leur emploi et la plate-forme aéroportuaire.

 Près de 1,75 million de voyageurs en 2007, contre 2,1 millions en 2006, et déjà 31 % de baisse en janvier 2008 par rapport à janvier 2007 : il y a de quoi s'affoler, d'autant que le seuil de rentabilité de l'aéroport est estimé à 1,8 million de voyageurs.

 Roland Ries (PS), par l'intermédiaire de son directeur de campagne Alain Weber, et Alain Jund (Verts), s'étonnent d'ailleurs que l'on ait attendu juin 2007, « pour se rendre compte que 30 % des voyageurs allaient prendre le TGV », commente Alain Weber, avant d'ajouter : « L'affaire Ryanair a échoué, car la voie choisie était en contradiction avec les règles européennes... D'autres villes ont trouvé des idées plus habiles ».

 MoDem : impliquer Air France

 Sans émettre de propositions concrètes pour sortir l'aéroport de la crise - elle souhaite que tous les acteurs, y compris Air France, se réunissent autour d'une table et réflechissent dans le cadre de l'Eurodistrict - la candidate du MoDem, Chantal Cutajar, reproche aussi à l'exécutif strasbourgeois et à la CCI cet échec : « La situation actuelle a été générée par l'absence de dialogue et de communication avec Air France qui détient plus de 90 % du trafic aérien. Ce n'est pas normal qu'une ville se retrouve devant les tribunaux. »

 UPS : pour une taxation particulière

 Robert Grossmann (Union pour Strasbourg - UPS) émet d'ailleurs de vifs regrets : « Je ne suis pas juriste, mais on nous dit que si le dossier avait été mieux ficelé, Air France n'aurait pas eu les moyens juridiques de s'y opposer ». L'enjeu pour la liste conduite par Fabienne Keller est donc « de mettre tout en oeuvre pour attirer les low-cost et les charters ».

 Pour ce faire, « nous souhaitons que les Etats français et allemand, dans le cadre de l'Eurodistrict, accordent un statut européen à l'aéroport de Strasbourg, avec une taxation particulière qui soit plus incitative pour les compagnies, indique Robert Grossmann. Nous demandons aussi que les obligations de service public (OSP) soient sanctuarisées. » Lors d'une rencontre en mars avec le PDG d'Air France, Jean-Cyril Spinetta, le « tandem » a demandé à ce qu'Air France « prenne plus en considération le développement de Strasbourg ». Enfin, l'UPS demande la création d'un comité stratégique réunissant l'Etat et les collectivités locales. Et pourquoi pas rallonger la piste d'atterrissage pour les gros porteurs...

PS : une zone de développement économique

 Les socialistes, conduits par Roland Ries, voient trois mesures essentielles pour sortir l'aéroport de sa situation actuelle. La première : l'implantation d'une low-cost, « tout en sachant que cela ne sera pas facile car elles sont déjà bien implantées en France et dans l'espace rhénan... Et nos taxes d'aéroports sont plus élevées. Mais il existe des moyens pour rendre Strasbourg plus attractif ». Deuxième idée : faire de l'espace aéroportuaire une zone de développement économique tertiaire et des industries de pointe, pour générer un pôle d'arrivées et de départs, « et ne pas mettre le parc d'exposition loin de tout comme c'est envisagé ». Enfin, le PS souhaite, tout comme la liste UPS, desservir l'aéroport par la voie ferrée.

 Verts : déplacement  vers le ferroviaire

 Le positionnement des Verts de Strasbourg, conduits par Alain Jund, est à l'évidence opposé. Ces derniers sont en effet favorables à un développement des déplacements en train, « l'avion restant un facteur majeur d'émission de gaz à effet de serre, et l'actuel prix du baril de pétrole nous incite à une réflexion sur une vingtaine d'années du déplacement aérien sur la planète ».

 Les Verts souhaitent par ailleurs que les cinq aéroports du bassin rhénan travaillent en complémentarité et considèrent les low-cost comme de « fausses bonnes idées ». Concernant les emplois de l'aéroport d'Entzheim : « Il est urgent de se mettre autour d'une table et travailler de manière lucide, sans faire croire que l'on va faire redémarrer l'aéroport ».

Barbara Romero

logo support de presse Trouver des solutions innovantes

Alain Jund veut soutenir les activités physiques en milieu naturel, encourager la pratique de la marche, du vélo, du roller.

Pour les Verts, la ville de Strasbourg souffre de déséquilibres importants. Avec des équipements conséquents et nombreux mais une politique municipale jugée « élitiste ».

Pour Alain Jund, un chiffre. Deux plutôt. «Les comptes administratifs de la Ville nous apprennent qu'en Strasbourg a accordé 2,467 M€ de subventions pour le sport de haut niveau, et 1,227 pour le sport amateur», souligne-t-il en voyant là la marque d'un élitisime honni.

 «Pour nous, la pratique sportive doit remplir une mission éducative, créer du lien social et favoriser l'équilibre et la santé chez les enfants comme chez les adultes et les seniors», continue le leader des Verts qui entend garantir l'accès de toutes et tous à la pratique sportive.

 En ouvrant notamment les terrains de sports à tous les habitants, sans qu'ils soient nécessairement membres d'une association et en recherchant «des solutions innovantes susceptibles d'allier aménagement du territoire et pratiques sportives de pleine nature» le long d'une «trame verte».

 Ce qui va fatalement de pair avec le soutien des activités physiques en milieu naturel «et notamment dans les espaces verts, encourager la pratique de la marche, du vélo, du roller...»

 L'écologie est évidemment logiquement au coeur du programme sportif du candidat strasbourgeois qui propose ainsi de rénover et réhabiliter le parc sportif. En l'adaptant notamment aux normes écologiques et énergétiques avec, en particulier, la pose de panneaux photovoltaïques.

 «Nous exigerons également pour les nouvelles constructions et les aménagements et rénovations les normes les plus strictes et les plus innovantes en matière environnementale», explique Alain Jund.

 Tranchant singulièrement avec l'avis des autres candidats, il souhaite d'ailleurs rénover le Stade de la Meinau «plutôt que de construire un nouvel équipement à l'impact financier et environnemental douteux».

 Des contreparties morales

 Au niveau des clubs aussi les Verts veulent remettre à plat la façon de fonctionner. En définissant «des critères objectifs et quantifiables de répartition des subventions et des équipements sportifs aux associations».

 S'ils sont élus, ils organiseront également un audit afin que la ville sache précisément quels sont les besoins réels en terme d'équipements.

 Il s'agira ainsi de «rechercher la réalisation ou l'aménagement d'un espace vert équipé pour le sport et laisser l'intercommunalité juger de la répartition et du fonctionnement des gros équipements coûteux». Et également de «soutenir davantage les associations et les événements favorisant le sport pour tous plutôt que le seul haut niveau».

 De façon globale, le candidat écologiste souhaite «ne soutenir le sport professionnel et de haut niveau qu'en recevant en contrepartie des garanties morales comme sur la lutte contre le dopage, la violence sur le terrain et dans les tribunes, le bon fonctionnement d'écoles de sport, etc...».

 Et se pencher aussi sur l'Office des Sports de la ville, dont le «fonctionnement devra également être rediscuté avec les clubs et les usagers. Un Comité consultatif des Sports aura notamment en charge d'évaluer les besoins et la répartition territoriale des activités». Pour un plus grand équilibre, on y revient.

Édition du Mer 27 fév. 2008

logo support de presseTon maire en maillot de bain

Le projet de construction d'une nouvelle piscine à Strasbourg est au coeur des programmes des différents candidats aux prochaines élections municipales (notre dossier en pages 5 et 6). Couverte ou en plein air ? Au jardin des Deux Rives ou au Neuhof ? Tout dépendra du prochain (heureux) élu.

 Ce n'est plus un besoin, c'est une nécessité. Impérieuse et urgente pour les clubs de Strasbourg qui accueillent toute l'année des centaines de licenciés et qui sont à saturation. Absolue et urgente pour les milliers d'usagers des établissements de bains du Wacken, de la Kibitzneau, de Hautepierre ou de la Robertsau qui, en période de pic, se bousculent dans les bassins quand ils ne restent pas à leurs portes.

 S'il est réélu, le binôme Keller/Grossmann, entend donc, en partenariat avec la ville de Kehl, construire une piscine transfontalière au Jardin des Deux Rives. Parce que celle en projet à Illkirch ne suffira pas à combler les besoins de la capitale régionale.

 « On nous réclame cet équipement et il faut le réaliser, explique le président de la CUS. En l'occurrence, il s'agirait pour nous de construire une piscine franco-allemande découverte dans le cadre de l'Eurodistrict. Ce qui permettrait aux clubs de natation de programmer des entraînements supplémentaires et d'accroître notre offre de loisirs ».

 « Il y avait une piscine à cet endroit »

 Si ce projet de nouvelle piscine est à peu près unanimement partagé par tous les candidats, de l'extrême droite à l'extrême gauche, la localisation envisagée ne suscite pas vraiment l'enthousiasme.

 Ainsi, Roland Ries (PS) s'étonne qu'on pense aujourd'hui au jardin des Deux Rives « alors qu'il y avait là une piscine qui a été détruite avant 1989 (sous-entendu avant l'arrivée de la gauche à la mairie) et que l'Océade qui y était installée n'a jamais décollé ». Alors « oui à une nouvelle piscine évidemment », mais dans un lieu selon lui plus adapté.

 Une opinion partagée par Marcel Wolff de la liste « 100 % à gauche » féru de natation et qui verrait bien, pour sa part, cet équipement sortir de terre au Neuhof.

 « Oui parce que cela permettrait de rétablir un équilibre dans l'implantation des équipements collectifs de la commune et de revaloriser ainsi le Neuhof », explique le leader d'extrême gauche qui souhaiterait que cette piscine comporte une fosse de plongée permettant l'apprentissage de la pratique de la plongée sous-marine.

 Couvrir le Wacken

 Si du côté des verts et d'Alain Jund on met l'accent sur la nécessité d'exiger pour toute nouvelle construction de ce type l'application des « normes les plus strictes et les plus innovantes en matière environnementale (retraitement des eaux de piscine, chauffage, déchets, entretien, phytosanitaires, récupération des eaux de pluie,...) », c'est au Modem qu'il faut aller chercher l'avis le plus divergent.

 Christian Fuchs, n°6 de la liste de Chantal Cutajar et annoncé comme adjoint aux sports en cas de victoire de la liste orange, n'est ainsi « pas favorable du tout à une piscine dans le cadre de l'Eurodistrict qui doit servir à autre chose ».

 Pour le président de l'Office des Sports, « l'idée a comme souvent été lancée sans consultation et celle-ci n'est pas bonne. Il existe une piscine au Wacken qui est ouverte quatre mois dans l'année. La couvrir afin qu'on puisse l'utiliser en hiver coûterait beaucoup moins cher qu'en construire une nouvelle et comblerait tout le monde ».

 Combler tout le monde, le désir absolu et impossible en politique...

Pascal Coquis - Édition du Mer 27 fév. 2008

logo support de presse Le temps des promesses

Le sport, un enjeu électoral. Les 73 298 licenciés répertoriés à Strasbourg, mais aussi tous les pratiquants du sport loisir sont incontournables dans le débat des municipales.

 Les onze candidats aux élections municipales des 9 et 16 mars à Strasbourg ont intégré le sport à leur programme, en déclinant des idées, des proposions ou des projets souvent séduisants.

 Nous les avons tous sollicités pour évoquer le sujet, huit d'entre eux ont répondu à notre demande.

 L'équipe sortante Fabienne Keller - Robert Grossmann, qui a consacré 8% de son budget au sport, avance fièrement son bilan, boosté par l'aménagement réussi du Rhenus Sport. Cette enceinte sportive de premier plan, attendue depuis des lustres, a permis d'accueillir, après des années de disette, des événements d'envergure mondiale (la Coupe Davis de tennis, le tournoi international de Strasbourg avec l'équipe de France de basket-ball, la ligne mondiale de volley-ball, l'EuroTournoi de handball et les championnats d'Europe d'haltérophilie). Et la SIG s'est épanouie dans une salle digne de ce nom. Strasbourg figurait ainsi à la 6e place du palmarès des villes les plus sportives établi à l'automne dernier par « L'Équipe Magazine », derrière Toulouse, Dijon et Montpellier, les trois premières sur le podium.

 Quelle volonté politique ?

 Aujourd'hui, le tandem veut affirmer sa volonté politique en favorisant la construction d'un nouveau stade pour le Racing, histoire d'étoffer ses chances d'accueillir des matches de l'Euro-2016 que la France veut organiser.

 Roland Ries (PS), de son côté, propose de donner à la parole à tous les acteurs du monde sportif, des clubs aux bénévoles, des éducateurs aux sponsors et à l'Office des sports, créant ainsi des États généraux du sport. Alain Jund (Les Verts) souhaite, lui, ouvrir les terrains de sports à tous, sans qu'ils soient membres d'une association et ne veut soutenir le sport de haut niveau qu'en obtenant des garanties morales (lutte contre le dopage et la violence notamment).

 Chantal Cutajar (Modem) mise sur Christian Fuchs, l'actuel président de l'Office de sports, placé en sixième position sur sa liste, afin de souligner son engagement sur le terrain du sport.

 C'est le temps des promesses, alors toutes les propositions sont alléchantes...

C. L. Édition du Mer 27 fév. 2008

Logement : la guerre des chiffres

Le logement est un dossier d'autant plus chaud dans une campagne municipale qu'il relève largement de la compétence du maire, surtout en matière de social. Et de fait, depuis le début de la campagne, les candidats se jettent des chiffres à la figure. Essayons de faire le tri.

En dévoilant le volet logement de leur campagne, le 15 janvier dernier au coeur du Neuhof, les Verts strasbourgeois ont mis le feu aux poudres. Il faut dire que le tableau dressé alors -20 000 demandes de logements sociaux en souffrance dans le Bas-Rhin, plus de 10 000 logements vacants à Strasbourg- a de quoi susciter le débat. Depuis, chaque fois qu'une liste se saisit du sujet, la bataille des chiffres reprend. Essayons d'y voir plus clair.

Où en est-on de la demande de logements sociaux ?

 Les demandes de logements sociaux dans le Bas-Rhin sont passées de 14 446 ménages au 1er janvier 2003 à 19 191 en 2005 et 19 322 en 2007.

 Près de 6 500 ménages sans logement

 Ce chiffre hors doubles comptes cumule les demandeurs inscrits chez les 13 bailleurs les plus importants du département (source : Adeus, Les notes de l'observatoire de l'habitat (NOH) n° 39, 48 et 53).

Y a-t-il pour autant 19 322 ménages sans aucun logement ?

 Non. La majorité des demandeurs de logements sociaux ont déjà un logement. Près de 40% des demandes émanent même du parc social. Toutefois, près d'un tiers des demandeurs sont sans logement (NOH n°53, p. 3).

 Environ 6 500 ménages sont donc hébergés en hôtel social, en foyer, chez des amis, dans la famille etc. Une partie, difficile à évaluer, des ménages concernés, fait ponctuellement l'expérience d'un hébergement en structure d'urgence ou pire.

Qui y a-t-il derrière ces demandes ?

 Environ 66% des ménages demandeurs disposent d'un revenu inférieur au SMIC et 84% d'entre eux seraient éligibles à un logement dit "très social".

 En outre, les demandeurs sont, en volume, surtout des isolés ou des couples sans enfants (47% du total, NOH 53, p. 2). Cependant, du fait de la croissance des divorces et des séparations de familles, les familles monoparentales sont les plus sur-représentées parmi les ménages demandeurs, de même que les familles nombreuses.

 Ce dernier cas pose clairement la question de l'adaptation du parc de logements à la demande exprimée.

Comment se porte la construction ?

- Le parc de logements sociaux bas-rhinois est ancien et vieillissant. Près de 72% des logements sont antérieurs à 1978, contre 66% dans le Haut-Rhin (source : DRE Alsace, Les chiffres de la construction, n° 2, 2007).

 Dans le détail, 20% du parc datent d'avant 1960, 25% des années 1960 et encore 25% des années 1970. Les années 80 (8% du parc) ont été celles du ralentissement. Et si la reprise des années 90 se poursuit après 2000, c'est à un rythme moins soutenu. Le nombre de logements financés est, en revanche, à la hausse depuis 1999, les livraisons devraient donc repartir à moyen terme.

 10 000 logements vacants, essentiellement dans le privé

- Dans le privé, la construction neuve a connu un boom au milieu des années 90 pour se tasser depuis. Ainsi, entre 1994 et 1998, sous l'effet des incitations fiscales type Périssol et prêt 0 %, le nombre de logements commencés dans la CUS est supérieur à 3 000/an.

 En 1999, 2000 et 2001, ces mesures ont moins d'effet, notamment parce que d'autres dispositifs fiscaux les concurrencent : on passe donc sous la barre des 2 000 logements commencés. En 2002 et 2004, la chute se poursuit (source DRE Alsace, fichiers Siclone et Sitadel, in Dimension Villes, Adeus, n°38, p. 2). A noter cette fois : de légers regains en 2003 et 2005, insuffisants pour renverser la tendance.

Y a-t-il plus de 10 000 logements vacants à Strasbourg ?

 Oui, selon les derniers chiffres disponibles, publiés en 2003, Strasbourg comptait en 1999 près de 13 300 logements vacants. Soit 10 % du total, contre 6-7% en 1990.

 Les dispositifs évoqués plus haut et le boom des années 90 seraient en partie à l'origine de cet accroissement de la vacance. Autre raison invoquée : la diminution régulière du nombre d'étudiants inscrits dans le supérieur, qui accroît la vacance des petits logements - très concernés par le phénomène (source : Dimension Villes, Adeus, n°40, p. 3).

 L'essoufflement de la construction depuis 99 devrait aboutir mécaniquement à un léger recul du phénomène. Les chiffres du recensement démarré en 2004 ne devraient pas être connus avant 2009.

 Rappelons que la vacance concerne essentiellement le privé. Dans le parc social de l'agglomération strasbourgeoise, elle était en 2006 de 2,2% des logements.

Manuel Plantin Nous nous sommes appuyés sur les données disponibles dans le domaine public parce que la préfecture n'a pas jugé bon de répondre à notre demande, au nom de la réserve préfectorale. Édition du Mer 27 fév. 2008

Le Plan Santé des Verts

Établir un diagnostic des risques pour élaborer un plan santé environnement : c’est l’une des sept propositions dévoilée hier par les Verts pour faire de Strasbourg « une ville en santé ».

Si les autres listes se préoccupent quasiment toutes de l’environnement, les Verts sont pour l’instant les seuls à faire de la santé un thème de campagne.

Outre les traditionnelles compétences dévolues aux villes en matière d’hygiène et de salubrité, Strasbourg dispose d’importantes délégations du Conseil général dans les domaines de la petite enfance et des personnes âgées. La Ville est par ailleurs en situation de responsabilité sur un certain nombre de politiques en rapport avec l’environnement (déplacements, aménagement urbain...) (1). Autant de leviers que les Verts entendent utiliser pour conduire une politique « globale et cohérente » en matière de santé.

Entouré notamment de Marie-Dominique Dreyssé (2e), kinésithérapeute, Françoise Schaetzel (4e), inspectrice générale des affaires sociales et ancien médecin de quartier au Neuhof, et Marie-Claude Collin (30e), manipulatrice radio, Alain Jund, tête de liste, a présenté ce matin les propositions des Verts afin de faire de Strasbourg « une ville en santé ».

Pour un plan local santé environnement

Une des principales propositions des Verts : établir un « diagnostic local des risques en matière de qualité de l’air (intérieur et extérieur), de logement indignes, de sols, contaminés, de nuisances sonores, et de déchets » afin de mettre sur pied un « plan local santé environnement ». Il concernera les nouvelles constructions, les rénovations, l’aménagement des espaces verts, le déplacements des salariés. Objectif : « limiter les impacts environnementaux et sanitaires dans tous les domaines de l’action municipale », en plantant des essences qui limitent les risques d’allergies dans les espaces-verts par exemple. Un autre volet du plan comprendrait des campagnes de prévention.

Autre priorité : l’égalité des soins pour tous. Pour ce faire, les Verts comptent s’appuyer sur les centres médico-sociaux implantés dans chaque quartier, quitte à en faire des maisons de santé. Des ateliers santé-ville pourraient aussi voir le jour dans chaque quartier pour lancer des actions de prévention avec les habitants, les professionnels et les associations.

A l’école, les Verts espèrent optimiser les visites de santé avec un suivi cordonné pour les enfants malades.

Espaces urbains et structures municipales seront rendus accessibles aux personnes dépendantes.

Enfin, les Verts veulent faire de la Ville un employeur exemplaire en matière de santé.

(1) « 80% des pathologies sont liées à l’environnement » au sens large, selon Françoise Schaetzel

Par Aude Gambet

Fransa'da 9-19 Mart arasında yapılacak iki turul belediye meclisi seçimi için Strasbourg Yeşiller Parti Başkanı Alain Jund adaylarını tanıttı.

Başkan Jund "Yeşiller partisi olarak göçmenlerin seçilme ve seçme hakkını isteyen tek parti biziz" dedi. Strasbourg’un Türkiyede bir kentle kardeş şehir projesin gerçekleşmesi için elinden geleni yapacağını söyleyen Jund, Sözde Ermeni soykırımı, Türkiyenin AB süreci hakkındada "Ermeni konusu siyasetçilerin işi değil bu konuyu tarihçiler araştırsın. Türkiyenin AB süreci hakkında Yeşiller Partisi Türkiyeyi hep destekledi, bize göre de Türkiye AB alınmalı" dedi. Yeşiller Partisi"nden Strasbourg Belediyesi'ne Derya Topal, Kiraz Songül, Fatih Karakaya, Adem Başpınar, Thomas Kaybaki aday gösterdi.

8. sıradan aday gösterilen Derya Topal ile Fatih Karakaya’nın katıldığı toplantısında adaylar seçildikleri takdirde göçmenlerin sorunlarının çözümü için yapacakları çalışmaları anlattılar.

1988 yılında Yeşiller Partisi"nden belediye meclisine aday olan eğitimci Ali Ekber Başaran da Türk kökenli seçmenlerin mutlaka sandığa giderek oylarını kullanmalarını önerdi.

Quotidien turc Hurriet
 

logo support de presse« Strasbourg est dans une double illégalité.

La Ville n'a pas gardé de traces que les obligations légales d'installation avaient été respectées. En plus, les fréquences mesurées sont supérieures à 3 volts par mètre (V/m) ».

Marc Cendrier n'a pas fait le voyage pour rien. Le responsable de l'association Robin des Toits était jeudi au centre-ville de Strasbourg pour se pencher sur l'émission d'ondes par les antennes relais de téléphonie mobile. A ses côtés, le docteur Pierre Le Ruz du Criirem (centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques) a procédé à plusieurs mesures à l'aide d'un analyseur de spectre.

Bilan : « Dans des locaux habités, nous avons trouvé des fréquences allant jusqu'à 10 V/m et très souvent au-dessus de 3 V/m », résume Pierre Le Ruz. Le Parlement européen s'est pourtant prononcé en faveur d'une exposition n'excédant pas 1 V/m maximum.

D'où ce coup de gueule de Robin des Toits. « Des antennes sont présentes sur des maisons de retraite, d'autres à proximité de crèches. »

Marc Cendrier fustige au passage l'attitude de la Ville. « En mai 2007, M. Geiger avait pris plusieurs engagements publics, en particulier de commander une campagne de mesures au Criirem, de collaborer avec Robin des Toits et d'étudier l'installation d'un contrôle continu des intensités. Rien n'a été fait. » C'est la raison de cette opération de mesures jeudi.

  Début janvier, à Lyon, la mairie d'un arrondissement avait fait enlever d'une terrasse une antenne implantée à quelques mètres d'une école, après qu'un deuxième cas de cancer était apparu sur des enfants d'une même classe. « A l'époque, nous avions alerté la municipalité mais personne ne nous avait écoutés », a rappelé Marc Cendrier.

O.T.

Sollicitée par nos soins, vendredi, pour répondre aux allégations de Robin des Toits, la Ville n'a pas donné suite pour l'instant.

Quatre candidats, quatre projets

Fabienne Keller explique que la desserte du Zénith et du parc des expositions se fera par la ligne A à partir de l'arrêt Maillon, et permettra la rénovation urbaine du quartier de Hautepierre. Il faut aussi « desservir le coeur de la Robertsau » : « La fréquentation en serait bien améliorée ».

Le tram-train sera mis en service en 2010. Cette ligne F longera la route des Romains, à Koenigshoffen, en provenance d'Entzheim et Molsheim, passera sous la gare, empruntera le boulevard Wilson, la rue du Faubourg-de-Saverne, et se connectera au réseau tram à l'arrêt « Altwinmärik ». Il desservira ensuite la place d'Islande à l'Esplanade.

Mme Keller avance l'idée de « trains d'agglomération, équivalents des RER parisiens », qui feraient le lien avec le tram, en utilisant des rails existants. Sur le modèle de la gare Krimmeri, elle propose de créer une station au Port-du-Rhin, au Bohrie (entre Ostwald et Lingolsheim). Fegersheim serait ainsi desservie. Il est également question de « tester un transport à la carte » (taxi). Enfin, Mme Keller promeut Illéo, un système de transport public par bateaux sillonnant les canaux de Strasbourg.

«Trouver d'autres sources de financement»

Roland Ries précise d'abord que les collectivités auront « de plus en plus de mal à financer les extensions ». Il faudra donc trouver « d'autres sources de financement », comme le partenariat public/privé. La première extension à réaliser serait vers le Zénith, à partir de Hautepierre. Ensuite, il évoque une extension vers le coeur d'Illkirch à partir de Lixenbuhl. « C'est une commune importante et cela permettrait de se rapprocher de l'Illiade. »

M. Ries se félicite du projet tram-train qui dessert Obernai, Holtzheim, Molsheim, entre à Strasbourg par Koenigshoffen, etc. Mais il propose que le terminus ne se fasse pas à l'Esplanade, place d'Islande. Il suggère qu'il continue plus loin, vers le Port-du-Rhin - « où il serait un moteur d'urbanisation », dit-il - puis vers Kehl et Offenburg. Un tram-train qui serait donc « un RER régional et transfrontalier ». « Je pense que c'est un symbole franco-allemand fort, c'est un plus par rapport à un classique tram urbain. » La tête de liste PS souhaite aussi « entrer en profondeur » à la Robertsau et se dit « un peu sceptique » sur le projet de bateau Illéo : « Ça n'avance pas très vite ».

Chantal Cutajar imagine une ligne de tram en « arc » (Bischheim, Schilick, Cronenbourg, Hautepierre, Koenigshoffen, Montagne-Verte, Ostwald) pour assurer les liaisons interquartiers en évitant le « passage imposé » par le centre de Strasbourg. Elle propose des extensions vers le Port-du-Rhin (secteur Starlette), à Kehl, à la cité nucléaire et au parc européen de l'entreprise. Le tram-train permettra, selon la tête de liste MoDem, de rallier des communes plus excentrées (Kochersberg, vallée de la Bruche, Kehl-Ortenau), selon le principe des « RER » parisiens. Avec son numéro 2 Yann Wehrling, Mme Cutajar veut « assurer une meilleure rotation » des bus sur des portions non encore desservies par le tram afin de réduire les temps d'attente. Elle insiste sur les « bus spéciaux », de nuit et sécurisés, qui circuleraient les vendredis et samedis soir, du centre de Strasbourg vers les quartiers et communes limitrophes. Pendant les périodes d'été, un « bus des gravières » pourra transporter les baigneurs.

Pour une ligne de bus «grande ceinture»

Alain Jund veut effectuer « au plus vite » l'extension vers Koenigshoffen et Eckbolsheim, « pour permettre la desserte du Zénith ». La tête de liste des Verts souhaite « renforcer la dimension transfrontalière » grâce à une liaison avec Kehl, pour laquelle le principe du tram-train « pourrait être envisagé jusqu'à Offenburg ». La ligne E devrait être prolongée à la Robertsau jusqu'au lieu-dit « Fuchs-am-Buckel » et la ligne C au Neuhof jusqu'au Stockfeld. Soit, précisent les Verts, quatre stations supplémentaires pour chaque ligne. Le tram-train, en direction du piémont des Vosges et de l'aéroport d'Entzheim « devra devenir une réalité », et sans « rupture de charge », grâce à un passage en tunnel sous la gare. M. Jund veut élargir les horaires de service des lignes de bus, y compris en nocturne, et en augmenter la fréquence, afin de s'adapter aux « horaires de travail décalés ». Il plaide pour une liaison interquartiers - grâce à une ligne « grande ceinture », afin qu'on puisse se rendre d'un quartier à l'autre sans passer par le centre.
D. T.
Édition du Mar 12 fév. 2008

logo support de presseEric Schultz, pour l'économie « sociale et solidaire »

Le candidat des Verts à l'élection cantonale, Eric Schultz, reprend le flambeau d'Alain Jund. Il apparaît d'ailleurs en 3e position sur la liste menée par ce dernier aux municipales. M. Schultz insiste sur le « lien social » dont ce quartier a besoin.

Ils vivent tous deux dans le même quartier, sont actifs dans le monde associatif, s'investissent dans une fédération de parents d'élèves... Eric Schultz marche sur les pas d'Alain Jund, qui fut candidat aux cantonales, et qui désormais mène la liste des Verts aux municipales, où M. Schultz pointe en 3e position.

Sociologue, âgé de tout juste 40 ans, le candidat Vert est un peu chez lui à la Krutenau (et à l'Esplanade). Il est adhérent du centre socioculturel du Cardek, tout comme sa suppléante Patricia Coulot en est administratrice.

Il aime ce quartier. Pourtant, dit-il, « des choses ne vont pas ». Ainsi, très attaché à l'école, Eric Schultz déplore la mauvaise image dont semble souffrir le collège Fustel, occasionnant des stratégies d'évitement de la carte scolaire. « Il faut refaire du lien et redonner une identité forte à ce quartier. » Que les habitants continuent à s'y investir, en somme, que leur engagement associatif soit « valorisé ».

De ce canton jeune, nanti d'une vie associative intense, M. Schultz veut faire une zone pilote en matière d'économie sociale et solidaire. Il imagine le centre commercial de l'Esplanade - « une question centrale » - en creuset d'activités associatives et coopératives, où ne régnerait pas « le profit pour le profit ». Concernant la place d'Austerlitz, le conseiller général doit avoir « une parole forte » et rassembler dans le débat commerçants, habitants, usagers... Pour mettre en oeuvre de telles idées, l'élu doit, selon M. Schultz, « accompagner » les projets, mettre les gens en relation, « être en prise avec les habitants ». « Il ne doit pas se cantonner à un rôle de contre-pouvoir », ajoute le candidat, considérant que l'élu sortant « pourrait être plus ambitieux sur l'avenir du quartier ».

Spécialiste de la petite enfance (il a été salarié d'une fédération de crèches parentales), M. Schultz pense qu'il s'agit là d'un domaine où l'habitant peut devenir un véritable « acteur » de son environnement. Autour des enfants en bas âge, des crèches et des réseaux de parents, se construit - en partie - la ville.

Denis Tricard
Édition du Ven 15 fév. 2008

Laurent Fritz : « Solidarité et écologie »

Laurent Fritz, 48 ans, porte-parole régional des Verts, enseignant en lycée professionnel, est candidat aux législatives dans le canton 4, Orangerie, quartier des Quinze. Il y portera, avec sa suppléante Derya Topal, 26 ans, employée, engagée dans la vie associative, les valeurs des Verts, « pour une diversité politique au conseil général, que nous trouvons aujourd'hui très conservateur ». Tous deux sont sur la liste des Verts pour les municipales à Strasbourg et pensent labourer le terrain cantonal « en synergie avec la campagne pour la ville ».

 Sur les projets qu'il compte défendre s'il est élu, Laurent Fritz met la solidarité en avant. « De la garde d'enfants à l'aide aux personnes âgées, il faudrait développer et soutenir des structures créatrices d'emploi qui entrent dans les principes d'une économie sociale et solidaire ».

 Concernant la compétence environnement et transports de la collectivité, Laurent Fritz considère que le Département « malgré les affichages actuels, donne la priorité à la route, notamment par son soutien au Grand contournement ouest ». « Il faut mettre en place une autre logique, notamment dans les territoires comme le canton 4, où de grands axes routiers laissent peu de place aux piétons, aux cyclistes et aux déplacements doux, la voiture restant le moyen de déplacement le plus facilité ».

 Outre « le manque de lieux de convivialité pour toutes les générations », dans ce même quartier des Quinze, Laurent Fritz déplore qu'on ne s'occupe pas, au Conseil général, des collèges autrement qu'en en gérant les murs. « Le collège est souvent le maillon faible du système éducatif : il faudrait investir plus dans les activités périscolaires, ouvrir les établissements en-dehors des heures de cours, soutenir des actions citoyennes,... ».

 Enfin, le candidat des Verts rappelle : « Notre parti est plutôt favorable à la disparition des Départements, niveau peu perceptible par les habitants, dans le millefeuille institutionnel français ». « Mais dans la mesure où il existe encore, il faudrait que les habitants puissent mieux connaître les enjeux du Conseil général, et ce sur des questions qui touchent à leur vie quotidienne ».

MSK
Édition du Jeu 14 fév. 2008

logo support de presse L'écologie, matrice des politiques publiques

Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, est venue hier à Strasbourg inscrire la campagne de la liste conduite par Alain Jund dans la « stratégie nationale » du parti écologiste.

« Nous sommes les seuls à avoir le même programme à Lille, à Marseille et à Strasbourg », dit Cécile Duflot en brandissant le « manifeste de la ville en vert » tout frais sorti de l'imprimerie. Entourée par Jacques Muller, sénateur-maire de Wattwiller, en première ligne dans la bataille contre les OGM, et par Marianne Isler-Béguin, députée européenne, la secrétaire nationale des Verts a apporté ses encouragements hier soir au Ciarus à Strasbourg, devant environ 150 personnes, à la liste strasbourgeoise des Verts, conduite par Alain Jund et Marie-Dominique Dreyssé. « Ils mènent une campagne pertinente dans un paysage bouleversé où se nouent des alliances contre nature », dit Cécile Duflot. Allusion à la défection de son prédécesseur au secrétariat national des Verts, Yann Wehrling, qui a rejoint le MoDem, remettant en cause le fonctionnement interne et la stratégie des Verts. « S'il ne s'estime pas tenu par des engagements de vingt ans, qu'il ne donne pas de leçons sur l'éthique de notre fonctionnement. Le projet politique du MoDem est une boîte vide et son mode présidentialiste et autocratique ne peut pas nous séduire », réagit Cécile Duflot, en rappelant que les Verts ont, eux, réformé leurs statuts en janvier, avec l'approbation de 80 % des adhérents.

Les grandes villes concentrent les stigmates de la planète

 

Pour les Verts, « l'écologie politique doit être la matrice des politiques publiques » et elle ne peut être portée par des listes « verdies » pour les besoins du marketing. « On ne fait pas de politique localement sans s'intéresser à l'ensemble de la planète, sur laquelle les politiques menées à Strasbourg ont un impact », dit Cécile Duflot. Les grandes villes « concentrent les stigmates de la planète », ajoute Alain Jund, qui compte bien contribuer à faire basculer la ville à gauche. Quitte à faire alliance au second tour avec le PS de Roland Ries. « Sans ostracisme » (envers un éventuel autre allié... le MoDem). La tête de liste des Verts cite le Zénith, récemment inauguré, comme « le symbole de tous les contresens » : problèmes de déplacements, culture du grand spectacle, et surtout, pas un seul centimètre carré de panneau solaire sur cette immense surface couverte. « Nous sommes partis pour gagner. Si les Verts ne recueillent pas un score important, personne d'autre ne défendra leurs projets écologiques », dit Alain Jund.

C.K. Édition du Mer 13 fév. 2008

logo support de presse Les Verts : pour une éco-capitale de l'Europe

Si la question européenne surgit dans le débat pour les municipales à Strasbourg, la Ville n'a que « peu de prise directe » sur les réponses apportées, note Eric Schultz, directeur de campagne des Verts et numéro 3 sur la liste menée par Alain Jund. Sans compter que Daniel Cohn-Bendit, président du groupe des Verts au Parlement européen, n'a jamais fait mystère de son opposition aux sessions à Strasbourg...

Dans la capitale alsacienne, l'objectif des Verts est avant tout incitatif. Si au XXe siècle, la ville était avant tout un symbole de paix et de réconciliation entre les peuples, expliquent-ils, il faut repositionner la ville « en tant que symbole du siècle à venir ». En clair : pour que Strasbourg retrouve un rôle d'avant-garde au sein de l'Europe, elle doit devenir une cité exemplaire en termes d'environnement, de qualité de vie et de démocratie.

Pour créer cette « éco-capitale de l'Europe », la Ville devra dépasser les objectifs fixés en janvier par la Commission européenne en matière de lutte contre le réchauffement climatique (DNA du 24 janvier), être signataire de la « convention des maires » qui doit regrouper une centaine de villes de l'Union européenne s'engageant à réduire de 20% les émissions de CO2 d'ici 2020, avant d'en être un moteur - vert, bien sûr.

Pour ce faire, les Verts proposent d'inscrire l'environnement dans le contrat triennal, « plutôt que le Zénith ou la très grande bibliothèque », note Eric Schultz, regrettant au passage que les crédits affectés au rayonnement européen de Strasbourg deviennent « des instruments de réalisation municipale ».

S'ils ont déjà exposé à plusieurs reprises ici même leur conception de la qualité de vie en ville, côté démocratie, les Verts considèrent l'Eurodistrict comme un exemple de « construction européenne par en bas », même s'ils lui reprochent de « manquer d'ambition et de moyens ». Enfin, cultiver les relations transfrontalière ne doit pas se faire au détriment des relations avec Kehl. Ainsi, les Verts envisagent de créer une communauté urbaine transfrontalière pour aborder des sujets concernant les deux villes (tram, parc des expositions...).

Dimanche 10 février 2008
Par Aude Gambet

logo support de presse Herrade Nehlig (les Verts) : promouvoir les cantines bio

Herrade Nehlig (les Verts) se présente au centre ville. (Photo DNA - Bernard Meyer)

Conseillère municipale sortante d'Illkirch-Graffenstaden, Herrade Nehlig (51 ans) s'installe à Strasbourg et se présente au centre ville (canton 1) sous la bannière des Verts. Son remplaçant, René Gerber, y est commerçant.

 « Je ne regrette pas les sept années que j'ai passées au conseil municipal d'Illkirch. » Entrée chez les Verts en 2000, elle est élue conseillère municipale à Illkirch en 2001. « On s'est bien entendu avec Jacques Bigot », précise-t-elle. Il lui laisse en effet les coudées franches pour mettre en place des cantines bio dans les écoles primaires de la commune. Soit 500 repas par jour. « C'est un repas de qualité quotidien pour tous, tout en privilégiant les producteurs locaux. » Forte de cette expérience, elle propose de l'étendre dans les collèges qui sont de la compétence du conseil général.

C'est pour se rapprocher de son compagnon, explique-t-elle, qu'elle s'installe à Strasbourg et se présente à la fois aux cantonales et sur la liste municipale des Verts. « Les deux mandats sont compatibles », affirme-t-elle. Technicienne dans un laboratoire de recherche sur le végétal au CNRS, Herrade Nehlig s'intéresse aussi au commerce dont est issu son remplaçant, René Gerber, antiquaire, sans étiquette. « Il y a beaucoup à faire pour le petit commerce », estime-t-elle.

Elle milite aussi pour le maintien des locataires dans les logements réhabilités du centre-ville. « Notamment les personnes âgées qui sont relogées dans les banlieues. Il y a plein d'appartements vides à Strasbourg. Il faut que le centre vive et ne devienne pas une superbe vitrine, un beau musée. » Son autre grand cheval de bataille, c'est la culture. « Je dédie ma campagne à Gutenberg. La création de l'imprimerie a rendu la connaissance, la formation et le savoir accessibles à tous. »

Herrade Nehlig verrait bien sur le môle Austerlitz la création d'un lieu dédié à la communication, de l'écrit à l'informatique, de toutes les cultures. « La culture à Strasbourg est figée. Tout est au centre ville. Il faut la désenclaver pour qu'il y ait des mélanges. »

C. G.

LES VERTS: Plan climat pour la CUS

A l'occasion des élections municipales, les Verts ont gravi le Gloeckelsberg, point culminant de la communauté urbaine, à Blaesheim. Où l'idée d'un « plan climat » pourrait changer d'échelle...

Les candidats strasbourgeois aux municipales Alain Jund et Marie-Dominique Dreyssé, mais aussi la tête de liste des Verts pour Geispolsheim Jacques Fernique, la conseillère régionale Andrée Buchmann et l'élu d'Illkirch Philippe Carbiener étaient de la partie, hier matin. « Pour nous, le débat sur la CUS ne peut se réduire à être pour ou contre un exécutif bicéphale », a démarré Alain Jund. Ajoutant qu'un point plus important, pour les Verts, était l'élection des conseillers communautaires au suffrage universel direct.

« Si nous sommes sur cette colline aujourd'hui, c'est parce que la politique mise en oeuvre à la CUS ne doit pas être l'addition de projets communaux : elle doit prendre de la hauteur et offrir une vision globale », a poursuivi Alain Jund.

Philippe Carbiener a donné pour objectif que la CUS devienne « un lieu de débat sur les grandes orientations stratégiques, dont celle du développement durable ».

Compétence « énergie »

Les Verts présents ont ensuite défendu l'échelle de la CUS pour la mise en place d'un plan climat efficace. « Alors qu'il est admis aujourd'hui que la réduction des gaz à effet de serre est une urgence mondiale, la collectivité n'a même pas d'Agenda 21 », a relevé Bruno Uhlrich, militant et éco-conseiller.

Aide à la construction neuve performante d'un point de vue énergétique, opposition au Grand contournement ouest (GCO), notamment par le refus de participation à son financement, ou encore « développement d'éco-quartiers autour des axes de transports en commun », sont au programme proposé.

L'équipe estime également que la CUS devrait prendre une compétence "énergie". « Il s'agit autant d'assistance au montage des dossiers d'entreprises ou de particuliers dans ce domaine que de la participation directe de la collectivité à la distribution de gaz et d'électricité », a expliqué Philippe Carbiener. « On ne se situe pas dans l'utopie ; à Grenoble, les deux domaines sont en régie municipale ».

Dans le train de mesures évoquées, l'urgence pointée est le développement des transports collectifs. « Il faut mettre le paquet sur ce sujet, pour atteindre et dépasser les objectifs prévus dans le plan de déplacement urbain de 2000 ; à savoir, ramener la part de la voiture particulière à un maximum de 50% des déplacements mécanisés », martèle Jacques Fernique. A ce jour, l'objectif en question est dans les choux, et le renouvellement du PDU en carafe.

logo support de presseLes Verts : associer les habitants

Les Verts et leur tête de liste Alain Jund, souhaitent élaborer une Charte de la vie nocturne, élaborée en collaboration avec les conseils de quartier. « Nous sommes favorables à l’ouverture plus tardive des lieux de vie, mais pas au détriment de la qualité de vie des riverains », souligne Eric Schultz, directeur de campagne. Ils envisagent aussi un accompagnement municipal pour l’isolation phonique et la fourniture de cendriers municipaux. ‘Les Verts souhaitent par ailleurs un étalement des lieux d’activités nocturnes, bars ou salles des fêtes par exemple, pour éviter d’avoir des quartiers dédiés à la fête, d’autres dortoirs. Ils sont pour les bus de nuit, qui puissent également rendre service aux personnes aux horaires atypiques (type 3 fois 8). Ils ne sont pas pour un adjoint de la nuit, « ce qui serait trop restrictif », mais favorables, comme le PS, à la création d’un « Bureau du temps », aussi bien pour la vie nocturne, que pour les accueils périscolaires, la culture, le commerce etc.

logo support de presseUn premier sondage à Strasbourg

A Strasbourg, la liste de gauche emmenée par Roland Ries (PS) ferait jeu égal avec celle de Fabienne Keller et Robert Grossmann (UMP) si les élections municipales avaient lieu dimanche, selon un sondage Ipsos. Les deux listes rivales sont créditées chacune de 50 % des intentions de vote au deuxième tour. Au premier tour, la liste socialiste serait créditée de 34%, la liste conduite par le "tandem" de 38%. Les Verts et le MoDem seraient au coude à coude avec 8% des intentions de vote.

Par ailleurs, 63% des personnes interrogées se disent satisfaites de l'action du "tandem", contre 35% de mécontents.

Ce sondage Ipsos-Dell a été réalisé du 31 janvier au 2 février auprès d'un échantillon de 601 personnes pour le compte de SFR et de 20 minutes.

D'autres sondages suivront et doivent paraître dans Paris Match, jeudi, et dans Aujourd'hui en France le 15 février...

Édition du Mar 5 fév. 2008

logo support de presseUn premier sondage à Strasbourg

Dans la course aux municipales, Roland Ries et Fabienne Keller n'ont jamais été si proches. C'est ce qui ressort de l'enquête réalisée pour 20 Minutes et le portail Vodafone Live SFR par l'institut Ipsos-Dell et dévoilée en exclusivité aujourd'hui. Ainsi, au second tour des élections, en cas de fusion de sa liste avec celles des Verts, le candidat du Parti socialiste récolterait, tout comme le maire UMP sortant, 50% des votes.

Si le premier tour devait avoir lieu dimanche prochain, 34% des personnes interrogées se déclarent prêtes à accorder leur confiance à la liste PS, contre 38% à l'UMP. Accu­sant ainsi un léger retard, Roland Ries semble néanmoins bénéficier d'une meilleure assise. Et pour cause, 73% des électeurs sondés ayant manifesté leur volonté de voter pour lui se disent sûrs de leur choix. Ils ne sont que 56% à exprimer la même intention pour Fabienne Keller. Les Verts et le MoDem remporteraient chacun 8% des suffrages, contre 4% pour le FN, Alsace d'Abord et la liste «100% à gauche».

Si le PS se trouve ainsi aux portes de l'hôtel de ville, Fabienne Keller ne semble pas rencontrer pour autant les foudres des personnes interrogées. 63% d'entre elles se disent très ou plutôt satisfaites du travail qu'elle a accompli depuis le début de son mandat en 2001. Elles ne sont que 35 % à se déclarer plutôt ou très mécontentes de son bilan. Enfin, 2% d'entre elles ne se prononcent pas.

 
Philippe Wendling
20 Minutes, éditions du 05/02/2008

logo support de presse Strasbourg Municipales Les Verts misent sur les « associatifs »

Photo Dominique Gutekunst : De droite à gauche : Alain Jung, Marie-Dominique Dreyssé et Eric Schultz.

Le 01/02/08

Plus de la moitié des candidats de la liste « Strasbourg, ville verte, ouverte et solidaire », ne sont pas adhérents du parti des Verts.

« C’est une liste ouverte, avec des personnes d’horizons très divers qui reflètent le besoin de démocratie dans la ville et de gestion dans la transparence et la proximité », a souligné Alain Jund, tête de la liste des Verts, qui affiche « plus de la moitié de candidats issus de la société civile ».

Pas de débat

Trois conseillers municipaux ont été élus sur la liste PS-Verts de 2001 : Marie-Dominique Dreyssé (2e), Jean-Marie Brom (7e), porte-parole de Sortir du nucléaire et, plus inattendue, Marie-Françoise Janot (18e), ex-PS. À noter aussi la numéro 10, Herrade Nehlig, conseillère municipale sortante à Illkirch-Graffenstaden. On retrouve aussi Laurent Fritz, porte-parole régional des Verts (15e), et le pasteur de l’union protestante libérale, Ernest Winstein (63e), qui a été proche de Chantal Cutajar.

La quasi-totalité des candidats affiche un engagement associatif, comme Éric Schultz (3e), coordonnateur des associations de sans papiers, Mustapha El Hamdani, ancien président du conseil consultatif des étrangers, Yvette Demerlé, responsable de l’association Femmes de parole ou Monique Maitte, fondatrice des enfants de Don Quichotte (28e)

« Depuis le mois de septembre, nous travaillons notre projet et nous attendons le débat qui n’a pas eu lieu. Il n’est pas sain que le débat sur les six ans à venir se passe en cinq semaines », a déploré Alain Jund.Pour sa part, Marie-Françoise Janot a expliqué son choix par « la prise en compte de ses propositions sur les quartiers, le logement et le maintien du service public ».

Interrogés à propos d’une fusion, les Verts n’ont pas d’opposition de principe à fusionner avec la liste socialiste, tout en insistant sur la discussion concernant un certain nombre de projets. « Notre adversaire principal, c’est la municipalité sortante », a rappelé Éric Schultz, en reconnaissant que « pour construire une majorité alternative, des contacts auront lieu avant le premier tour… »

En revanche, l’engagement d’Yann Wehrling, ex-porte-parole des Verts, sur la liste MoDem, laisse ses anciens camarades sceptiques. « Entre Wehrling, Petitedemange et Kalinkova, en terme de représentation de la société, je ne sais pas comment l’écologie va s’y retrouver », a lâché Alain Jund, en demandant que « le Grenelle de l’environnement ne devienne pas le Grenelle de l’embrouille ». À entendre Jean-Marie Brom, « le MoDem a repris le programme de Keller-Grossmann ».

Y.B.

logo support de presse Une zone d'aménagement « Danube »

La ZAC (zone d'aménagement concertée) discutée dans le principe de sa création au conseil municipal strasbourgeois de ce lundi a concentré les critiques de l'opposition.

 Robert Herrmann, pour le PS, a lancé les hostilités, un brin perfide, soulignant qu'il aura fallu attendre sept ans avant que Fabienne Keller et Robert Grossmann ne proposent la première zone d'aménagement concerté de leur mandat. Présenté par l'adjointe en charge de l'urbanisme Geneviève Werlé, le projet s'inscrit dans la sinueuse Viaropa, censée faire du lien entre divers projets urbains du « tandem », du Zénith à la Porte de France.

Densité « inadaptée »

 La zone d'aménagement Danube est délimitée par les ponts Churchill et du Danube, d'ouest en Est, et par la route du Rhin au sud, et le bassin Dusuzeau, au nord. Et couvre partiellement le terrain d'une ancienne usine à gaz. Sur cette friche industrielle, la collectivité prévoit une « opération mixte d'habitat et de services », comprenant notamment 500 logements, dont 20% de logements sociaux. Un EHPAD (établissement d'hébergement de personnes âgées dépendantes), une école maternelle, sont notamment prévus dans les équipements programmés.

 « Comment le permis de construire de l'EHPAD a-t-il pu être accordé avant la création de la ZAC ? », s'est indigné encore Robert Herrmann, « parlant d'un montage baroque pour l'opération ». Avant d'évoquer l'avenir de la salle de sports Espace Loisirs, qui doit déménager du terrain. Geneviève Werlé a répondu, d'une part, qu'une voirie étant prévue dans des délais compatibles sur le secteur, « le permis de construire de l'EHPAD était recevable ». Quant à la salle de sports, elle sera relogée un peu plus loin, « une entente ayant été trouvée avec les exploitants ».

 Restait à contrer les critiques de Marie-Dominique Dreyssé, des Verts, qui conteste la mixité urbaine forte revendiquée pour le projet. « Combien y a-t-il de logements très sociaux ? », a-t-elle notamment lancé. Avant de relever que le taux de 20% de social projeté dans les logements neufs « est la stricte application de la loi SRU ». Et de regretter « une densité inadaptée, bien trop faible pour un centre-ville », et qui dilapiderait donc, d'un point de vue écologique, l'espace constructible. Colère de Geneviève Werlé : « Je n'ose pas imaginer les critiques si on avait densifié plus ».

 Les Verts et le groupe socialiste ont voté contre, le PS estimant qu'on ne présente pas un projet aussi ambitieux en toute fin de mandat.

MSK

Édition du Mer 30 jan. 2008

logo support de presse Les Verts jouent aussi l'ouverture

Après avoir présenté les 15 premiers candidats désignés par les militants le mois dernier (voir notre infographie du 19 décembre), les Verts de Strasbourg ont présenté hier leur liste complète, placée sous le signe de l'ouverture, avec notamment Marie-Françoise Janot, conseillère municipale socialiste sortante.

Plus de 50 % des candidats des Verts ne sont pas membres du parti, mais issus de la société civile. « Ce sont des personnes d'horizons très divers, correspondant à notre slogan de campagne "ville Verte, ouverte et solidaire" », indique leur chef de file, Alain Jund.

Les Verts ont de fait clairement choisi l'ouverture. Même avec le MoDem, avec la présence symbolique d'Ernest Winstein, pasteur (n°63), qui avait travaillé sur l'élaboration du programme du Mouvement démocrate. On retrouve aussi Marie-Françoise Janot, conseillère municipale PS sortante, sollicitée notamment sur ses compétences en matière de logement. « C'est la seule liste à prendre tous les domaines qui me tiennent à coeur au centre de son action », justifie-t-elle. Dans le domaine de la solidarité, on retrouve Monique Maitte, l'une des fondatrices des Enfants de Don Quichotte ou Yvette Demerlé, responsable de l'association Femmes de parole.

Concernant la position du MoDem sur l'écologie - dont Yann Wehrling, ancien porte-parole des Verts, est n° 2 - Alain Jund a commenté : « Je suis ravi que l'écologie intéresse tout le monde, mais nous sommes les seuls à avoir un projet cohérent. Il serait bon que le Grenelle de l'environnement ne devienne pas le Grenelle de l'embrouille. »

B. R.

Le débat continue sur notre blog à l'adresse suivante : http://www.strasbourg2008.dna.fr/?Verts-la-liste-au-complet

Édition du Mer 30 jan. 2008

logo support de presse De la déperdition dans l'air

Les Verts strasbourgeois communiquaient, ce mardi, sur la déperdition d'énergie que subissent les bâtiments publics de la Ville.

 « C'est une première à Strasbourg », affirme Alain Jund, tête de liste aux élections municipales de Strasbourg. Lors d'une conférence de presse en plein vent à Koenigshoffen, une entreprise agréée de Blaesheim a fai la démonstration d'un diagnostic thermographique de bâtiments.

Plus c'est jaune, moins c'est isolé efficacement

 La caméra infrarouge mesure le rayonnement émis par les façades en ligne de mire, et le retranscrit en degrés celsius perdus, selon un code couleur qui offre une lecture assez simple. Plus c'est jaune, moins c'est isolé efficacement. Si le groupe scolaire du Hohberg n'est pas exactement un modèle d'économies d'énergie, l'expert mandaté par les Verts a pointé d'autres mauvais élèves, dont le bâtiment du centre administratif, parc de l'Etoile (voir l'illustration). « Bien sûr, l'immeuble du centre administratif date de la fin des années 60 et c'est le symbole d'une autre époque », reconnaît Alain Jund, à la décharge de la municipalité en place. « Mais sur tous les chantiers de rénovation des écoles lancés par le tandem, le nouvel hôpital, le Zénith, les questions des coûts énergétiques n'ont pas été traitées de manière volontaire ; à Strasbourg, on continue donc comme avant, du temps où le pétrole était censé être éternel », poursuit la tête de liste des Verts. Alors, suggère-t-elle encore, qu'on aurait pu sans peine et de manière discrète, équiper ces nouveaux bâtiments de panneaux solaires.

MSK Édition du Mer 23 jan. 2008

logo support de presse Les Verts chassent le gaspi

Mettant la question de la maîtrise de l'énergie au centre de leur campagne municipale, les Verts ont fait réaliser une étude thermographique de bâtiments publics, de logements sociaux et d'habitations privées de Strasbourg. Révélés hier, les résultats de cette expertise sont édifiants. Certains bâtiments s'avèrent être de véritables passoires énergétiques. Les plus concernés ont été construits dans les années 1970. A l'image du centre administratif de la Communauté urbaine de Strasbourg. Le taux de déperdition énergétique y atteint jusqu'à 40 % à certains endroits de sa façade. « C'est généralement au niveau des parties vitrées et des dalles de béton qui séparent les étages que la déperdition est la plus importante », souligne Emmanuel Wolf d'Alter'Eco-Logis, la société agréée qui a réalisé l'étude thermographique.

En toute logique, les constructions neuves s'en sortent mieux. A l'instar de la Cité de la musique et de la danse, inaugurée en 2006. Malgré sa grande taille, sa façade compte peu de zones de pertes d'énergie à 40 %. Ces dernières se cantonnent presque exclusivement aux baies vitrées du rez-de-chaussée. Le problème est beaucoup plus crucial dans l'habitat social qui représente 25 000 logements à Strasbourg et dont les familles, par définition à revenus modestes, voient leurs charges augmenter en raison de la hausse du prix de l'énergie. Une bonne isolation de leur logement contribuerait à en limiter l'impact. Or, l'étude thermographique d'un immeuble HLM à Koenigshoffen révèle des faiblesses à ce niveau-là.

Ludovic Meignin - ©2008 20 minutes

logo support de presse Municipales : Les Verts passent à l'infrarouge

Le 25/01/08 à 06:28. Une thermographie du Centre administratif : le grand bâtiment (construit dans les années 60) perd de la chaleur de toute part. Épisode inhabituel dans la campagne électorale de Strasbourg : le recours à la thermographie, avec une caméra thermique.

Pour la première fois, plusieurs candidats Verts (Alain Jund, tête de liste aux municipales, Manuel Santiago, canton 9 Koenigshoffen/Elsau/Montagne Verte), pour mettre en évidence les fuites énergétiques des bâtiments, ont organisé une démonstration d'utilisation d'une caméra thermique, qui capte les infrarouges.

Le coûteux appareil (environ 7000 euros) mis à disposition par Alter-Éco-Logis (Blaesheim) avec Emmanuel Wolf « traduit » en couleurs la manière dont les immeubles perdent plus ou moins de chaleur, donc d'énergie. Plus une façade de logement, d'école etc. que l'on vise avec la caméra apparaît sombre, mieux le bâtiment est isolé ; plus il est jaune, plus il perd d'énergie. La démonstration des Verts réalisée à Koenigshoffen, notamment au groupe scolaire du Hohberg, avait évidemment un but politique. Dénoncer l'absence de bilan thermographique à Strasbourg, promettre, en cas de victoire aux municipales, que Strasbourg produise plus d'énergie d'ici 2020 qu'elle n'en consommera. Avec six engagements : une agence locale de maîtrise de l'énergie, un cadastre énergétique de la ville, la baisse de la consommation en énergie de la Ville de 30 %, un programme annuel d'isolation de 2000 bâtiments, le remplacement progressif des chaudières fuel par des chaudières au bois. Et l'équipement de tout bâtiment municipal/communautaire neuf de panneaux solaires. Les Verts ne manquent pas de reprocher que le Zénith, au toit grand comme la place Kléber, ou le Nouvel Hôpital Civil n'aient pas été équipés, et dénoncent cette imprévoyance, prévoient qu'une fois élus, ils délivreront les permis de construire et les aides si les projets répondent à des exigences d'économies d'énergie.

Passoire

« Non, il n'y a pas eu de bilan thermographique à Strasbourg », admet Hugues Geiger, chargé de l'écologie dans l'équipe municipale Keller-Grossmann au pouvoir. « Mais les propriétaires des bâtiments mal isolés, au vu des consommations, savent déjà qu'ils le sont. On sait bien que le Centre administratif est une passoire énergétique. Le diagnostic de performance énergétique (obligatoire en cas de vente du logement) est plus pertinent que la thermographie ». Pour le Zénith, « quand les marchés ont été lancés, la situation était autre : on ne prévoyait pas le rachat du KWh produit par EDF à 55 cts d'euros, par exemple [....gif" height="20" alt="logo support de presse" style="vertical-align: middle; margin-right:5px;" /> J'espère bien qu'on utilisera le photovoltaïque pour le futur parc des Expos ». Pour le NHC, « j'ai regretté qu'il n'y ait pas de solaire. De même que pour l'Hôtel de Région où j'avais demandé des photovoltaïques, en vain ».L'énergie est bien présente dans la campagne aux municipales : avant l'opération « thermique » des Verts, le candidat PS Roland Ries, par exemple, a présenté un « plan climat » comportant notamment un volet « économies d'énergie dans l'habitat ». Et comme les Verts, il propose de lutter contre l'extension urbaine (les Verts pointent du doigt le Zénith construit dans les champs au bout de l'agglomération), de densifier le bâti.

logo support de presse Ausculter la culture

En matière de politique culturelle, le PS, les Verts et le Modem s'accordent sur la nécessité d'en finir avec la « course » aux grands équipements. Il s'agit désormais de diagnostiquer forces et faiblesses du secteur pour définir la politique capable de relier au mieux structures, artistes et public.

Les Verts : la création d'un conseil culturel

Pour les Verts strasbourgeois, en consacrant l'essentiel de son budget « à des institutions prestigieuses ou à de grands équipements » le tandem a surtout promu « une culture élitiste qui laisse bien peu deplace à la création ». Pire, l'équipe sortante a définitivement amputé les marges de manoeuvres de la collectivité,  « le coût defonctionnement des nouveaux équipements pèsera mécaniquement dans lesbudgets futurs », souligne Eric Schultz, n°3 de la liste écologiste. Les Verts veulent donc « soutenir la diversité de l'action culturelle » en recherchant « un équilibre des politiques publiquesentre les institutions et les petits lieux de diffusion, les réseaux de créateurs, les actions de quartier. » Dans cette optique, ils proposent la tenue d'assises municipales de la culture dont « les travaux déboucheraient sur la mise en place d'un conseil culturel. » Associant professionnels, usagers et services, cette structure aurait pour mission « d'évaluer annuellement les forces et les faiblesses de la politique culturelle municipale. » Dans un deuxième temps, ils proposent de réévaluer « les priorités budgétaires et rééquilibrer les financements en direction de la création, du spectacle vivant et de l'éducation populaire. »

Le Modem : lancement d'une artothèque

Chantal Cutajar partage l'analyse des Verts sur les « grandes infrastructures construites depuis 20 ans. » « Souvent monumentales, généralement coûteuses, parfois nécessaires », elles ont, d'après la tête de liste MoDem, « contribué largement à la détérioration du tissu culturel strasbourgeois, de ce qui fait l'âme de la Ville : ses talents. » Forte de ce constat, Chantal Cutajar souligne « qu'elle n'a pas pour projet de doter Strasbourg de nouveaux équipements. » Au contraire, elle entend « reformuler la mission et le positionnement de chaque établissement en définissant avec lui une programmation segmentée et cohérente afin de répondre à tous les publics. » Autre priorité : « les enseignements artistiques à l'école », qui doivent être renforcés « à l'aide d'un dispositif s'appuyant sur les forces vives artistiques strasbourgeoises. » Enfin, outre une politique volontariste de création d'ateliers d'artistes, Chantal Cutajar propose la création d'une artothèque. « Ce lieu permettrait de prêter des oeuvres à des particuliers, des associations, des écoles, des services publics. Ce serait l'occasion de passer commandes à des artistes locaux et de mobiliser des collections inexploitées. »

Le PS : des états généraux de la culture

Pour Catherine Trautmann, il faut, d'urgence, repenser la politique culturelle. « Strasbourg a l'un des plus gros budgets culture français. Or, les participations de l'Etat se réduisent de plus en plus, notamment dans le spectacle vivant. Ces transferts de charges aux collectivités nous obligent à changer de politique », appuie l'ex-ministre de la Culture. Afin de préparer au mieux cette mutation, le PS suggère, en cas de victoire, de convoquer des états généraux de la culture. « C'est avec tous les acteurs du secteur que nous verrons, dans un premier temps, comment conserver nos emplois et nos formations, détaille Catherine Trautmann. Ensuite, nous devrons définir ensemble une politique qui fasse de la culture un moteur pour l'agglomération. » Incidemment, le travail déjà effectué dans le cadre de la candidature au titre de capitale européenne de la culture peut servir de base à la création d'un nouvel événement. Cette nouvelle politique passe par « un bilan transparent et débattu en public de la fréquentation et de la subvention des différentes structures », estime l'ancien maire. En effet, « on ne peut pas avoir une politique ambitieuse sans public », l'articulation des programmations des institutions fait donc partie des chantiers prioritaires des socialistes.

M. P. Édition du Ven 25 jan. 2008

logo support de presse « Vive le baril à 100 $ »

Amusants par leurs slogans, pittoresques par leurs accoutrements, une petite centaine de joyeux « vélorutionnaires » strasbourgeois ont pédalé hier à travers la ville pour que le vélo détrône enfin la voiture.

« Tu te rends comptes ! A 74 ans, je suis convoquée au tribunal le 24 janvier pour un PV de 90 euros. J'ai eu deux PV dans ma vie, et c'était à vélo. Pourtant, je n'ai mis la vie de personne en danger. »

La verte retraitée n'avait pas grillé le feu : « J'ai tourné à droite au rouge. J'ai lu dans le journal ce matin que ça serait bientôt autorisé à cinq carrefours de la ville ». Mais notre septuagénaire a attrapé son PV au printemps. Le tribunal tiendra-t-il compte de l'évolution de la loi ?

« Il faut qu'on en fasse un cas d'école », dit un des manifestants qui se prépare à prendre le départ du tour de Strasbourg à vélo. Alain Jund, tête de liste des Verts, suggère à la sémillante retraitée de se faire accompagner au tribunal par le CADR : les cyclistes ne laissent pas tomber les leurs.

Celles et ceux qui ont répondu à l'appel du CREPS (collectif de réappropriation de l'espace public de Strasbourg) fêtent avec un certain enthousiasme le baril de pétrole à 100 dollars : « Ce n'est pas qu'une mauvaise nouvelle », dit Gaëtan. C'est peut-être l'occasion de « discuter de notre société fondée sur le tout-bagnole ».

« Connaissez-vous la différence entre une piste cyclable et une bande cyclable ? » Appuyé par Gilles Huguet, militant piéton et cycliste bien connu, un manifestant pose cette redoutable question. Et fournit la réponse : « Sur la piste cyclable, je suis en sécurité. Elle est en site propre. » Sur la bande cyclable, simplement tracée sur la chaussée, il y a des voitures, des piétons... Et des risques : « Une jeune femme a été renversée à vélo près de l'Ancienne Douane, il y a deux jours. C'était dans le journal. »

Une « vélorutionnaire » dénonce le manque de « bateaux » qui facilitent la vie du cycliste qui veut monter sur un trottoir ou en descendre.

Puis la manif se met en route. A la recherche de la piste cyclable... La quoi ?

R. W. Édition du Dim 13 jan. 2008
   

logo support de presse Meilleurs e-voeux pour 2008

La bonne vieille carte de voeux traditionnelle vit-elle ses derniers envois ? Sa moderne petite soeur électronique lui taille en effet des croupières, jusque dans nos institutions strasbourgeoises !

S'il devait y avoir à Strasbourg une palme de la meilleure carte de voeux électronique 2008, peut-être les Verts la décrocheraient-ils. Alain Jund, la tête de liste écolo, et sa camarade Marie-Dominique Dreyssé ont adressé près de 2 000 courriers électroniques dans lesquels ils souhaitent à leurs correspondants une « bonne année 2008 ». Un message politique accompagne les voeux : « Pour 2008, ils vont vous promettre la lune. Avec les Verts, occupez-vous de la Terre ! ». La planète et son satellite sont représentés entourés de symboles du recyclage.

La carte, réalisée par Philippe Derrien et par l'agence « l'Intranquille », sur une idée des Verts, a beaucoup plu. « C'est un peu original, ça change du sapin de Noël », dit M. Jund, assurant que « la priorité a été donnée à l'électronique et les envois papier seront limités ». C'est plus écolo, c'est sûr. Mais ça pollue les boîtes aux lettres électroniques. Les Verts ont parfois envoyé trois ou quatre fois le message à la même personne...

« Le message passe mieux »

En France, cette année, plus de cinq millions d'internautes opteront comme eux pour les voeux via internet, délaissant ainsi la « tradition ». La société Advisa, située au Neuhof et spécialisée dans l'e-marketing, a ainsi battu cette année son record de conception de cartes de voeux électroniques, témoigne Florence Keyser, chef de projet. Parmi ses clients, beaucoup d'entreprises, mais aussi, par exemple, le centre régional Paul-Strauss de lutte contre le cancer. « Ça permet de toucher plus de personnes, ça coûte moins cher et c'est plus rapide. Et comme il y a de l'animation, le message passe mieux ! », détaille Florence Keyser.

Pourtant, la carte traditionnelle a encore la vie dure. A la CUS, par exemple, les voeux électroniques ne sont pas à l'ordre du jour. 50 000 cartes « papier » ont été envoyées au total par les différents élus de tout bord. « C'est plus humain, c'est un petit geste, et il y a une signature », commente-on au service communication. Les visuels sont en rapport avec l'actualité locale et présentent des dessins de Tomi Ungerer ou des photos de la gare TGV.

Au département, les 44 conseillers généraux optent aussi pour la carte papier. Ils choisissent leur visuel sur un catalogue proposé par le service communication. Ou proposent eux-mêmes un motif qui leur plaît bien, offrant ainsi l'occasion de montrer combien l'esthétique est une valeur relative... Chacun peut envoyer ainsi 1 500 cartes. Au-delà de ce contingent, c'est à eux de les financer.

Seul le conseiller général (PS) de Strasbourg 6, Serge Oehler, envoie des voeux électroniques, au nombre de 6 500. Il n'utilise « que » 500 cartes papier. Il a choisi cette année de « mettre un talent en avant », en l'espèce celui d'une amie photographe : « Les voeux, c'est un moment fort, où on a l'occasion de partager quelque chose. »

Denis Tricard Édition du Mar 8 jan. 2008

logo support de presse Le paquebot orange des Verts

A l'occasion de l'inauguration du Zénith, hier, Alain Jund, pour les Verts, a reconnu, dans un communiqué, que « Strasbourg était depuis des années en manque de salle de spectacles », tout en soulignant : « L'arrivée sur la scène locale de ce très grand paquebot orange » (le Zénith, ndlr) laisse ouvertes « les questions et interrogations que nous soulevions lors de son élaboration ».

L'absence de desserte par transports collectifs (avec une station de tram la plus proche à près de 700 mètres) est le premier grief des Verts à l'encontre de l'équipement. D'où découleront des « dégâts environnementaux » avec l'augmentation du trafic automobile et une nouvelle menace sur le grand hamster, « dont une zone protégée est touchée par le bâtiment et ses annexes », poursuit le communiqué.

Ce dernier reprend, en fait, la lettre des Verts au commissaire enquêteur lors de l'enquête publique sur l'équipement. Lettre qui termine en qualifiant le Zénith de « concept culturel dépassé » ne répondant pas aux « exigences de développement durable du territoire ».

Pour le concert de louanges, le « tandem » repassera.

Édition du Ven 4 jan. 2008
   

logo support de presse Les Verts déplorent le recours à l'avion de surveillance

Les Verts dénoncent le recours à un avion de surveillance durant la nuit de la Saint-Sylvestre à Strasbourg.

« Strasbourg, déjà qualifiée de capitale de la vidéosurveillance, entend donc innover en matière de surveillance aérienne. Ce dispositif, révélateur des dérives gouvernementales actuelles (des tests ADN à la nouvelle version du fichier ELOI), illustre la transformation annoncée de notre ville en terrain d'expérimentation pour un système de surveillance généralisé peu compatible avec les libertés publiques », déplorent Alain Jund et Marie-Dominique Dreyssé de la liste « Strasbourg, Ville verte ouverte et solidaire » dans un communiqué.

logo support de presse Le tunnel des Halles grillagé

Des clôtures viennent d'être mises en place aux bouts du grand tunnel des Halles à Strasbourg fermé par décision préfectorale depuis trois ans.

Une clôture métallique posée à chaque extrémité du « tunnel long » des Halles, celui qui, depuis l'échangeur de Cronenbourg, mène à la rue de Sébastopol. Dans les courants d'air du tube de béton ne s'était apparemment pas développée une vie souterraine : pour la Direction départementale de l'Équipement et la communauté urbaine de Strasbourg, la mise en place de grillages constitue une mesure de sécurité, destinée à matérialiser la fermeture et à empêcher toute circulation en un endroit très particulier.

Souffrant d'un « vice originel », soumis, depuis sa mise en service, en 1981, à des infiltrations d'eau, le tunnel en question est fermé par décision préfectorale prise le 26 janvier 2005 en raison des conditions climatiques et de défaillances successives d'équipements de sécurité.

Fameux complexe autoroutier construit par les services de l'État, les ouvrages de la pénétrante des Halles sont en train de changer de propriétaire. Au vu d'une fonction considérée comme étant exclusivement urbaine et en vertu de la loi de décentralisation datant de 2004, ils n'ont plus vocation à figurer dans le réseau routier national et doivent être reclassés dans le domaine public routier de la communauté urbaine de Strasbourg - la procédure est en cours.

Au mois d'avril 2007, le conseil de la CUS s'était prononcé pour l'incorporation à la voirie communautaire des ouvrages d'art constituant les tunnels des Halles et pour la réalisation de travaux de réhabilitation et de remise aux normes de sécurité des tunnels d'entrée de ville. Les travaux ont été chiffrés à huit millions d'euros. Dans le contrat triennal « Strasbourg, capitale européenne » 2006-2008, l'État s'est engagé à financer l'opération à hauteur de six millions d'euros, la CUS prenant en charge les deux millions restants et la maîtrise d'ouvrage.

Réouverture en 2010 ?

Lors de la séance d'avril 2007, l'opération avait été approuvée à une très large majorité par le conseil municipal, Fabienne Keller et Robert Grossmann jugeant que la fermeture du tunnel était « pénalisante pour une majorité de Strasbourgeois » et envisageant une réouverture en 2010.

S'interrogeant sur l'intérêt d'ouvrages correspondant à des entrées de ville autoroutières, seuls les élus Verts avaient voté contre. Les socialistes étaient alors partagés : les uns, comme Robert Herrmann, acquiesçant en considérant que la fermeture du tunnel n'aura que trop duré ; et d'autres, comme Roland Ries, s'abstenant, estimant qu'un débat de fond s'imposait, l'infrastructure relevant d'une « vieille logique » et soulevant des questions du point de vue de l'urbanisme et de la mobilité.

J.-J. Blaesius Édition du Jeu 3 jan. 2008
   

logo support de presse La liste des Verts pour les élections municipales : « Une liste bio »

Les Verts ont dévoilé hier les 14 noms de leur liste qui feront équipe avec Alain Jund aux élections municipales. Une liste métissée, avec quatre « candidats d'ouverture » à la sauce Verte.

Réunis lundi dernier en assemblée générale, les militants des Verts (groupe local de Strasbourg) ont désigné les quatorze candidats qui figurent aujourd'hui derrière Alain Jund sur la liste « Strasbourg ville verte, ouverte et solidaire » aux élections municipales. Une désignation qui a déjà fait du bruit : Yann Wehrling avait annoncé qu'il n'y figurerait pas, à cause d'un « désaccord politique » (DNA du 12 décembre).

Quatre candidats viennent de la société civile

Rue de la Douane hier, dans le local de campagne des Verts, Marie-Dominique Dreyssé, conseillère municipale sortante et numéro 2 sur la liste, a présenté ses treize autres co-listiers devant... un seul journaliste. Alain Jund était excusé pour raisons professionnelles.

Quatre d'entre eux viennent de la société civile. Françoise Schaetzel, 56 ans, première « candidate d'ouverture », comme on dit chez les Verts, figure en quatrième position. Ancien médecin inspecteur de la DRASS, fondatrice d'un cabinet médical au Neuhof, cette spécialiste de la santé considère que la politique de l'actuelle municipalité tient du « patchwork » dans ce domaine et plaide pour une action notamment axée sur la prévention. Viennent ensuite Derya Topal (8e), 25 ans, employée et responsable associative, Benjamin Sibold (9e), enseignant et ancien porte-parole d'Attac Strasbourg, et Bruno Ulrich (13e), 48 ans, conseiller en environnement et ancien d'Alsace Nature.

«Reflet de la diversité de la population en ville»

« La composition de la liste reflète la diversité de la population en ville », estime Marie-Dominique Dreyssé : autant de femmes que d'hommes, de générations différentes et d'horizons plutôt variés. « On n'a pas eu de mal à la faire comme ça », note Laurent Fritz, 47 ans, numéro 15, porte-parole régional des Verts, en guise de pique à tous ceux qui s'efforcent tant bien que mal de porter les couleurs de la diversité. « Ça s'est fait naturellement », insiste Eric Schultz, 39 ans, numéro 3, ancien coordinateur RESF. « Une liste bio », rigole le numéro 11. A 24 ans, Christophe Zander, également RESF, est l'un des benjamins de la liste avec Songul Kiraz (14e), 24 ans aussi, agent de sécurité.

Les « jardins en friche » se poursuivent

Et plus loin que la diversité, Mustapha El Hamadi, 49 ans, ancien président du conseil consultatif des étrangers de Strasbourg, explique qu'il faut gagner pour « mettre fin à la discrimination urbaine » entre centre-ville et quartiers. Parmi les anciens, Jean-Marie Brom, 54 ans, conseiller municipal sortant, figure en 7e place, et Danièle Dapont, 57 ans, enseignante, à la 12e. Herrade Nehlig, 51 ans, conseillère municipale sortante d'Illkirch-Graffenstaden et coordinatrice de l'introduction du bio dans les cantines scolaires, apparaît à la 10e place.

Le reste de la liste sera désigné le 22 janvier, au cours d'une assemblée générale. C'est aussi à ce moment-là que le programme des Verts sera fixé de façon définitive. En attendant, les « jardins en friche » se poursuivent. Quatre autre débats participatifs (politique culturelle et des sports, économie, énergie, santé-environnement-pollution) devraient être semés en janvier.

A.G. Édition du Mer 19 déc. 2007

logo support de presse La formation en première ligne

La Région Alsace injectera l'année prochaine quelque 210,8 millions d'euros dans la formation initiale, l'éducation et l'enseignement de la langue régionale, et 66,959 millions d'euros dans la formation professionnelle continue.

L'Alsace compte aujourd'hui 14 800 apprentis. La Région leur consacrera en 2008 plus de 59 millions d'euros, également répartis entre le fonctionnement de l'apprentissage et les aides aux employeurs d'apprentis. Elle débloquera par ailleurs 29,628 millions d'euros pour les formations sanitaires et sociales, et 49,6 millions d'euros pour le fonctionnement, l'équipement et l'animation de la vie lycéenne.

Jacques Fernique (Verts) considère ces budgets comme « particulièrement serrés » et doute de la capacité de la collectivité à atteindre les 17 600 apprentis en 2009, objectif « très ambitieux » imposé par la loi de cohésion sociale. S'il se réjouit de « la forte accélération » des diagnostics thermiques réalisés dans les lycées, il considère que les nouvelles règles pour le financement du chauffage ne sont « pas durables au-delà de trois mois ».

Une politique « encore scotchée au court terme »

Pour André Reichardt (UMP), le nombre d'apprentis « n'est pas si mal » et le niveau 5 (CAP-BEP) « fait encore beaucoup d'adeptes ». Son collègue Bernard Stoessel précise que la Région « n'a pas choisi la voie d'un développement forcé de l'apprentissage qui nécessite des partenaires et pas uniquement des moyens financiers ».

La formation professionnelle continue, qui absorbera l'an prochain près de 67 millions d'euros, a aussi fait débat. « Cette politique de proximité, régulièrement enrichie », selon Adrien Zeller, comprend l'accompagnement et l'orientation vers les métiers (934 000 €), le soutien aux Missions locales et aux autres points d'accueil (1,98 M€), et la formation individuelle et collective (64 M€).

Jacques Fernique note que cette politique de l'apprentissage et de l'alternance est « encore scotchée au court terme, aux besoins immédiats des entreprises et ne prend pas assez en compte les besoins des personnes », quand Marie-Madeleine Iantzen (PS) souligne l'absence d'une action « volontariste » envers les salariés en activité et l'insuffisance du programme régional d'information et d'orientation tout au long de la vie.

« Une convention n'est pas une bible »

Martine Calderoli-Lotz (UMP), tout comme Adrien Zeller, défend un budget qui « évite la complexité, le cloisonnement et le corporatisme » qui mine la formation professionnelle continue et « élève le niveau de qualification de tous les Alsaciens ». Il comprend entre autres la création d'un chèque langue pour l'apprentissage de l'anglais et de l'allemand.

Du bilinguisme, il en a encore été question lors du vote du budget de l'enseignement de la langue régionale qui s'élèvera à 1,7 million d'euros. Un engagement qui « manque d'envergure » pour Andrée Buchmann (Verts), Bernard Stoessel et Odile Uhlrich-Mallet. Cette dernière regrette que la Région ait signé la convention sur l'enseignement des langues qui n'est « pas bonne » alors que les Bretons ont refusé de signer la leur. « Une convention n'est pas une bible, on peut avoir une discussion. Je ne souhaitais pas avoir un vide juridique », conclut Adrien Zeller.

F. By Édition du Mer 19 déc. 2007
   

logo support de presse Budget régional 2008

« Dans la bonne direction »

Le budget 2008 du conseil régional a été adopté hier en fin de journée par 29 voix (UMP, UDF, indépendants et Marylène Heitz, élue FN) sur 46 votants. Les groupes PS, Verts et FN ont voté contre. « Nous pensons être orientés globalement dans la bonne direction », a commenté Adrien Zeller.

Pas plus que les autres présidents de collectivités locales, le patron du conseil régional d'Alsace n'aime les critiques sur son oeuvre annuelle, le budget (lire les DNA d'hier). Après avoir écouté les explications de vote des opposants, il « note que lorsqu'on serre un peu les boulons tout en préservant la force des politiques, on bute sur des difficultés de compréhension et d'interprétation ».

Propos outranciers

Adrien Zeller a été particulièrement touché par l'appréciation de Jacques Bigot (PS) sur un « budget modeste - 877,7 millions d'euros contre 1,122 milliard pour le conseil général du Bas-Rhin - présenté avec parfois trop de prétention, sur le mode : on est les meilleurs. Or, il y a aussi de bons exemples à prendre ailleurs ». Sur les questions de formation, par exemple, « nous devons avoir plus d'exigences, y compris à l'égard de l'État », dit le porte-parole du groupe socialiste en annonçant que, malgré des propositions constructives, lui et ses amis votent contre le budget.

Même attitude des Verts. « Le meilleur voisine avec le plus discutable », assène Philippe Carbiener à propos d'un budget qui « manque de boussole ».

Avec le FN, tout en restant dans le vote contre, on entre dans un tout autre registre. Patrick Binder s'oppose à l'augmentation de la fiscalité et critique des « dépenses onéreuses et inutiles, bref tout ce qui est un peu trop de gauche ». Il faut comprendre les dépenses de solidarité et de modernité dont « les Alsaciens pourraient se passer » : le "Mois de l'Autre", organisé dans les lycées pour favoriser l'ouverture d'esprit des élèves, la lutte contre les discriminations, le FRAC (fonds régional d'art contemporain), les emplois solidaires associatifs, la solidarité internationale en direction des pays pauvres.

Des « propos outranciers, indignes de notre temps et de notre région », selon l'UDF Jean-Jacques Fritz. Binder et ses collègues d'extrême droite n'en ont pas été avares pendant les deux jours de session.

Les élus centristes ont choisi une « approbation réfléchie et responsable du budget » tout en reconnaissant ne pas en être totalement satisfaits. Jean-Jacques Fritz aurait préféré une « procédure plus dynamique », avec la possibilité de modifier les chiffres par le biais d'amendements. Il s'en est surtout pris aux socialistes. Il leur reproche de demander des dépenses nouvelles sans proposer de recettes correspondantes. « Finassez moins », leur conseille-t-il. Adrien Zeller déplore que personne n'ait déposé d'amendements qui auraient valeur de « politique alternative ».

Congrès tripartite le 11 janvier

Le prochain grand rendez-vous régional a lieu le 11 janvier au Conseil de l'Europe, avec le 11e congrès tripartite franco-germano-suisse sur le thème « vivons rhénans ». Une trentaine de photos sélectionnées parmi la centaine envoyée dans le cadre du concours « mon voisin en région » sont exposées dans le hall de la Maison de la Région jusqu'au 25 janvier.

Lors de l'examen du (petit) budget des affaires européennes et internationales, Jacques Bigot a mis en cause la capacité de la Région Alsace à fédérer l'ensemble de la coopération transfrontalière, y compris les Eurodistricts. La Région pilote un programme unique, validé des deux côtés du Rhin, de 140 millions d'euros de fonds Interreg, a répliqué Adrien Zeller.

Claude Keiflin Édition du Mer 19 déc. 2007

logo support de presse Les Verts contre l'expulsion de deux familles

Daniel Ehret, responsable du groupe local des Verts, s'insurge contre la menace d'expulsion de deux familles dans un communiqué de presse.

« Le père du président Sarkozy était hongrois. La nouvelle amie du président Sarkozy est d'origine italienne. Les Alsaciens sont le produit d'un joyeux mélange ethnique, composé de Celtes, de Romains, d'Alamans et de Francs, sans même parler des innombrables immigrants ultérieurs. Les Verts de Sélestat s'insurgent contre l'inhumanité et l'imminence de l'expulsion qui va frapper une, voire deux familles sélestadiennes qui, renvoyées dans leur pays d'origine, risquent les pires représailles. Ils approuvent et soutiennent les actions envisagées par le chef d'établissement et les enseignants du collège Beatus Rhenanus, où sont scolarisés plusieurs enfants que menace l'inacceptable durcissement des textes en matière de droit d'asile. Ils appellent toutes les bonnes volontés à se mobiliser et à participer à la réunion que proposent les enseignants vendredi 21 décembre à 17 h 30, au collège Beatus Rhenanus à Sélestat. »

Édition du Mer 19 déc. 2007

logo support de presse Conseil municipal : Budget : copie revue et corrigée par l'opposition

Comme on pouvait s'y attendre, l'opposition a revu et corrigé la copie budgétaire présentée la semaine dernière par Fabienne Keller et Robert Grossmann (DNA du samedi 15 décembre). Elle pointe la dette et la hausse des taux sur les impôts locaux.

Maîtrise des dépenses de fonctionnement, importants efforts d'investissement (102,3 millions d'euros prévus l'an prochain), stabilité des taux appliqués sur les impôts des ménages (0% sur la taxe d'habitation et les taxes foncières pour la troisième année consécutive) : Fabienne Keller et Robert Grossmann ont une nouvelle fois, hier au conseil municipal, défendu leur gestion et détaillé le « cercle vertueux » dans lequel s'inscrivent les finances municipales.

Roland Ries, candidat socialiste aux prochaines municipales, a repris la copie, l'a abondamment raturée et donné sa lecture de l'exercice budgétaire. D'ailleurs, ce n'est pas tant le budget 2008 qui l'a intéressé que les budgets précédents.

Roland Ries voit la dette s'envoler

L'ancien maire ne croit pas à la maîtrise des dépenses de fonctionnement : « Les dépenses de personnel représentent 57% des dépenses de fonctionnement, soit 3,5 points de plus que dans les autres grandes villes de taille comparable, malgré les transferts de compétence à la CUS. »

Il ne croit pas au désendettement et a présenté ses propres chiffres de l'évolution de la dette de Strasbourg ces 20 dernières années. « Le désendettement amorcé en 2006 se terminera en 2007, avertit Roland Ries. La phase d'endettement aura été longue et réelle, celle de désendettement virtuelle. » Sur la base des chiffres du compte administratif, Roland Ries a affirmé que la dette a été multipliée par 3,38 de 2001 (42 millions d'euros) à 2006 (142 millions d'euros). Et il ajoute, pour compléter le tableau, que « la dette de la CUS a été multipliée par 3,9 au cours de la même période, en passant de 32 à 124 millions ».

Concernant la fiscalité, Roland Ries admet bien que la taxe d'habitation n'a augmenté que de 9% au cours du dernier mandat (2001-2007), il ajoute par contre que les deux taxes foncières ont crû de 14,6%.

Sur l'état du patrimoine scolaire en 2001, enfin, le sénateur Ries s'est attaché à démontrer que la municipalité qu'il a dirigée avec Catherine Trautmann a autant fait pour la rénovation des écoles que l'actuelle. Il rejetait là l'argument par lequel le "tandem" justifie le revirement fiscal en début de mandat. Roland Ries a expliqué que son équipe a doublé les investissements scolaires par rapport à l'ère Rudloff (1983-1989), tout comme la municipalité dirigée par Fabienne Keller a doublé ces investissements par rapport à la précédente. « Votre gestion est chaotique et erratique. En 2001, la situation de la ville était florissante, aujourd'hui elle est problématique », a-t-il conclu.

Un budget au « parfum de campagne » ?

« Votre budget primitif 2008 fleure bon un subtil parfum de campagne » a surenchéri Ludmilla Hug-Kalinkova, élue de l'opposition, désormais MoDem. Elle parle « d'imposture institutionnelle » à propos des impôts locaux et affirme que « les impôts payés par les contribuables vont encore augmenter en dépit des effets d'annonce. En volume, c'est au minimum +34 % depuis 2001. (...) Si l'on se réfère à vos promesses électorales, vous avez une drôle de conception de la baisse des impôts ». Elle a déploré aussi les conditions dans lesquelles les immeubles occupés par le parlement européen ont été vendus à l'automne 2006 ; la perte des loyers représenterait un « manque à gagner annuel de 15 millions d'euros ».

Les petites surprises du vote

Jean-Claude Petitdemange, ex-PS, MoDem depuis l'été, enfonçait le clou sur les immeubles européens : « Vous avez vendu quatre bâtiments pour le prix de trois ».

Jean-Marie Brom et Cathy Loos ou Chantal Cutajar ont joint leur voix à ce concert de critiques, mais l'essentiel était dit. Et le vote n'a pas réservé de surprise, ou presque...

Le budget primitif, dernier du mandat, a été adopté à une large majorité. Les quinze élus socialistes, Verts, des groupes Kalinkova et Petitdemange ont voté contre. Plus surprenant, les trois élus du groupe mené par Chantal Cutajar (MoDem) se sont abstenus. Et Pierre Henninger, ancien PS, devenu l'été dernier MoDem, mouvement qu'il a quitté ces derniers jours, a approuvé le budget...

Christian Bach Édition du Mar 18 déc. 2007

logo support de presse Création d'un éco-quartier

Les Verts auraient-ils fait école ??? Encore un effort Messieurs de la Sers !!!

Sur le site des anciennes brasseries Kronenbourg, à Strasbourg, la SERS projette de réaliser un éco-quartier de 400 logements. Avec ce nouveau concept, baptisé « École de Strasbourg », l'aménageur compte devenir une référence en matière de développement durable.

Ce sera un quartier sans voitures. Les parkings seront en sous-sol, sauf quelques emplacements pour les commerces et les activités de service. Il y aura beaucoup d'espaces verts et des jardins familiaux le long de la voie ferrée. L'ambition est aussi de diviser par deux les besoins énergétiques.

L'architecture, elle aussi, se veut novatrice. Du moins ici, car c'est dans l'Europe du nord que la SERS a trouvé ses références. A Amsterdam, Delft, Berlin.

 Un projet mené par une équipe

Les bâtiments n'auront pas la même taille, ne seront pas alignés, auront des façades recouvertes de bois, de verre, de brique, de zinc. Les constructions auront entre 3 à 6 niveaux, certaines avec jardins privatifs. Du studio au 5 pièces. Soit 400 logements, dont 25% seront consacrés à l'habitat aidée.

Ce projet urbanistique sera mené par une équipe composée d'élus, de promoteurs, bailleurs sociaux, associations d'autopromotion, architectes, sociologue, paysagistes. « Ce management est totalement novateur pour la SERS », annonce son directeur général, Gérard Loux. Qui promet une concertation avec les habitants du quartier et les professionnels dont la SERS « entend susciter l'intérêt et la participation ».

Un concours d'architectes sera prochainement lancé. La SERS précise qu'elle gardera « la maîtrise du projet final par la vente des permis de construire aux promoteurs, bailleurs sociaux et associations d'autopromotion ». Les locataires devraient prendre possession de leurs appartements fin 2010, début 2011.

C.G. Édition du Ven 7 déc. 2007

logo support de presse Vélo : les cinq propositions des Verts

Alain Jund, tête de liste des Verts aux prochaines municipales à Strasbourg, a présenté hier les cinq propositions des écologistes pour le vélo à Strasbourg.

Bien sûr, l'échange a en partie porté sur le bilan de la municipalité en place, sujet expédié en deux arguments : depuis 2001, la Ville, pour « un km de tram a construit trois km de route » ; lorsqu'il s'agissait de faire une place au vélo, cela a été fait au détriment des piétons et non des voitures.

Les uns et les autres ont cité l'avenue Jean-Jaurès et ses trottoirs mixtes : « On compte huit voies pour les voitures, deux pour le tram, ... 0,75 m pour les piétons et 0,75 m pour les cyclistes », a détaillé M. Jund. D'ailleurs, Jean Chaumien, président du CADR 67, présent à la table ronde des Verts, n'a pas hésité à parler de « points meurtriers » pour qualifier les endroits où les cyclistes sont redirigés sur la chaussée.

« Et on a fait ça en 2006, c'est du Pompidou », a encore déclaré M. Jund avant de lancer une formule qui fera florès chez les Verts : « En six ans, nous avons pris un tandem de retard, alors que nous avions un vélo d'avance ».

Côté vélo, les propositions des Verts tiennent en cinq points. Ils proposent d'« augmenter la place du vélo dans l'espace public », en passant de 0,5 % à 2 %, en garantissant notamment la « continuité effective des parcours cyclables ». Ils proposent de « développer le vélo dans toute la ville », en réfléchissant aux liaisons entre le centre et les quartiers ainsi qu'entre les quartiers. Ils souhaitent l'adoption d'un code de la rue donnant la priorité aux modes de déplacement non polluants. Ils proposent de réserver une place de stationnement sur dix aux vélos. Ils souhaitent enfin développer un « service de location performant et souple », avec des points de location plus nombreux que ce qui existe, un dispositif étendu à toute l'agglomération, qui n'est pas financé par le marché publicitaire (comme Vélib' à Paris) ; les Verts proposent aussi la création de « boutiques du vélo » dans chaque quartier de Strasbourg.

Concernant la location de vélos, les Verts n'ont pas décidé s'il fallait développer Vélocation ou inventer un autre dispositif. Ils n'ont pas non plus réfléchi au mode de financement de ce système.Ch.B.

Débat ouvert sur notre blog : www.strasbourg2008.dna.fr
Édition du Ven 7 déc. 2007

logo support de presse Le beau Danube vert

Les Verts strasbourgeois souhaitent faire du secteur Danube libéré par la destruction du pont Churchill un éco-quartier modèle. Ils ont présenté, hier, le cahier des charges servant de support à un « concours d'idées ».

Pris entre le bassin Dusuzeau, la rue Alfred-Kastler, la route du Rhin et la rue du Landsberg, le site accueille pour l'heure une desserte de cars et Espace loisirs. Rien de très folichon. Pourtant, ce terrain des fronts de Neudorf est l'objet de toutes les attentions. En effet, la ville prévoit déjà d'y construire 500 logements, une maison de retraite, une école. Et les Verts ont dévoilé, hier, un projet concurrent.« Près de cinq hectares, situés à quelques pas de la station de tram Winston Churchill, c'est l'opportunité foncière rêvée, a ainsi lancé Alain Jund, en tête de la liste "Strasbourg, ville Verte, ouverte et solidaire". Nous avons donc rédigé le cahier des charges nécessaire pour bâtir un éco-quartier modèle. Nous lançons maintenant un concours d'idées. »

Un quartier sans voitures,ou presque

Le projet prévoit notamment la construction de 600 logements, dont 50 % d'HLM, 20 000 m² de bureaux en trois unités, une école primaire, une maternelle et une maison de quartier. Au niveau énergétique, l'objectif est d'atteindre 40 kWh/m²/an - on est à 100, aujourd'hui, en moyenne. Il faudra donc recourir massivement à l'énergie solaire.En outre, le cahier des charges prévoit 0,2 place de stationnement par logement. « C'est une forme de contrat. Venir habiter dans ce quartier suppose l'abandon de la voiture », précise Micha Andreieff, urbaniste. Seules les personnes « handicapées ou fragiles » et certaines professions - santé, services d'urgences, taxis - auront accès à une place.Les immeubles étant prévus sans garage, les véhicules se stockeront dans des silos situés aux entrées du quartier ou le long de la RN 4, avec les bureaux - équipés de places visiteurs - pour faire office de mur antibruit.En cas de victoire des Verts aux municipales, le projet lauréat servira de base à l'élaboration de l'appel d'offres officiel. « Nous démarchons des entreprises spécialisées dans les matériaux écologiques pour éventuellement distribuer des prix aux lauréats, a hier précisé Eric Schultz, directeur de campagne d'Alain Jund. Au minimum, nous défrayerons les candidats des frais d'impression des documents présentés. »Les Verts strasbourgeois se donnent jusque début janvier pour composer un jury qu'ils souhaitent politiquement neutre. Les travaux devront ensuite lui être soumis avant le 18 février.

Manuel Plantin

Pour tout renseignement : (contact@strasbourgenvert.fr) ou (alainjund2008@yahoo.fr).Le débat est ouvert sur le blog municipales de la Locale-Strasbourg : www.strasbourg2008.dna.fr

Édition du Dim 2 déc. 2007

logo support de presse Le programme « collaboratif » des Verts 

Heureux du bon accueil que reçoivent leurs propositions écologistes, les Verts développent un programme « collaboratif » et mettent la première main à leur liste. Maintenant que les grosses machines -PS et UMP en tête (lire ci-contre) - se sont lancées dans la campagne, les Verts, partis beaucoup plus tôt, risquent d'avoir du mal à exister. Pourtant, au bout de trois mois à labourer le terrain, Alain Jund, la tête de liste, se déclare « étonné » de voir les « questions écologiques », telles que les Verts les entendent, être « au coeur des préoccupations des Strasbourgeois ». Ainsi, l'alimentation « biologique » est un enjeu de « santé publique ». La pollution par les oxydes de carbone est liée à l'urbanisation.Les écologistes ont compartimenté leur programme en « douze jardins ». Quatre ont déjà été abordés, au cours de « réunions semi-publiques », de rencontres sur les marchés, de débats : la citoyenneté, les transports, l'enfance, l'Europe. « Nous avons réuni 150 personnes sur des débats thématiques », se félicite M. Jund.Quatre autres « jardins » sont en passe d'être ouverts à leur tour : urbanisme, logement, solidarité, "municipalité exemplaire". Les Verts ajouteront leur site internet à leurs outils de « contact » avec les citoyens. Grâce au système de gestion « wiki », les textes programmatiques seront mis en discussion et amendables par chacun, « sous le contrôle de la communauté », bien sûr.Alain Jund et son directeur de campagne, Eric Schultz, insistent sur le « mépris », ressenti dans les quartiers, au Neuhof, à la Meinau, et qu'ils ont pu mesurer. « Les gens disent qu'ils veulent du respect, qu'ils sont comme les autres. »Deux débats assez lourds seront enfin lancés très rapidement : l'urbanisme et le vélo. Le premier fera intervenir Pierre Kermen, adjoint au maire de Grenoble, à l'origine d'un « éco-quartier » dans la capitale du Dauphiné. L'autre sera mené par Denis Baupin, adjoint (Verts) au maire de Paris.Le 10 décembre, les Verts désigneront en leur sein les dix militants (cinq femmes, cinq hommes) qui formeront le début de leur liste, étant entendu que quatre candidats « non Verts » seront présents parmi les quinze premiers noms.D.T.

Édition du Dim 25 nov. 2007

logo support de presse Place de la Gare : le carton rouge des Verts

Alain Jund, tête de liste des Verts pour les municipales de Strasbourg, réagit à la verbalisation de plusieurs piétons sur la place de la Gare en début de semaine (DNA d'hier), après l'accident mortel du 13 novembre. « Ce tragique accident aurait dû amener Fabienne Keller et Robert Grossmann à envisager d'urgence les réaménagements indispensables sur la place de la Gare, suggère-t-il. Le nouvel aménagement a été fait en dépit du bon sens. C'est la circulation automobile et la voiture qui sont devenues omniprésentes. (...) Aujourd'hui ce sont les piétons qui vont payer cette erreur majeure. » Rappelons toutefois qu'une réflexion a été lancée au niveau de la CUS pour sécuriser cette voie où les bus circulent à contresens.

DNA Édition du Dim 25 nov. 2007

logo support de presse Gare : les Verts demandent des « mesures d'urgence »

« Les habitants et les usagers du quartier vivant au quotidien les heures de pointe et les flux de piétons pressés avaient pressenti les difficultés à venir dès que le nouvel aménagement de la place de la Gare a été connu », écrit Marie-Dominique Dreyssé, élue des Verts à Strasbourg, après l'accident mortel survenu mardi soir à la sortie de la gare. « La construction en « rond-point » routier, la multiplication des voies routières et l'absence de parvis devant la gare remettaient le piéton en vulnérabilité vis-à-vis de l'incessant flux automobile ». « Des mesures d'urgence s'imposent », affirme l'élue.

DNA Édition du Lun 19 nov. 2007

logo support de presse Vertes cantines

Distribution de pommes et de légumes bio hier à midi à la sortie de l'école de la Canardière, à la Meinau. Les Verts font campagne pour que les enfants mangent bio dans toutes les cantines scolaires de Strasbourg.

Ça se fait à Rome et à Illkirch-Graffenstaden, pourquoi ne le ferait-on pas à Strasbourg ! Alain Jund, qui conduira la liste des Verts aux municipales, propose de mettre au régime nature tous les enfants qui mangent dans les cantines scolaires : légumes et fruits bio, de saison et cultivés le plus près possible du lieu de consommation. Pour la viande, c'est autre chose... 

« Ça correspond à une exigence de santé publique »

Par un froid de canard devant l'école de la Canardière, Alain Jund, la conseillère municipale Marie-Dominique Dreyssé, l'Illkirchoise Herrade Nehlig et la députée européenne Marie-Hélène Aubert ont exposé hier toutes les bonnes raisons pour passer au bio.« On s'engage à généraliser progressivement le bio dans les cantines de Strasbourg, dit Alain Jund. Ça correspond à une exigence de santé publique et c'est un impératif en termes d'environnement. » Et de détailler : ce serait une promotion de l'agriculture biodynamique, donc un facteur de protection de la nappe phréatique, alors que justement le Parlement européen est en train de voter un texte important sur les pesticides et que la Région Alsace vient de lancer son 5e plan de protection de l'eau.Les Verts n'ont pas chiffré le coût du passage au bio pour les 6 000 écoliers qui mangent en cantine à Strasbourg. A Illkirch-Graffenstaden - 600 repas quotidiens en moyenne - les prix n'ont pas changé, selon Herrade Nehlig.

« Le bio, ce n'est pas seulement pour les bobos »

Dans les cuisines des cantines bio, il faut plus de personnel. Mais, affirme Mme Nehlig, « il suffit de mettre tout l'éclairage de la ville en ampoules basse énergie, et on économise l'argent nécessaire. » En attendant, à Illkirch-Graffenstaden, les élèves mangent « bio » à 60 %. « Pour la viande, ce n'est pas encore possible, il n'y a pas assez de production. Mais on a mis en place des filières de qualité. »Ce qui est possible à Illkirch-Graffenstaden, l'est-il aussi à Strasbourg ? Éric Schultz, le directeur de campagne des Verts, estime qu'on pourrait arriver à 80 % de bio à la fin du mandat. Évidemment, il faudrait respecter les règles de passation de marchés, produire des cahiers de charges précis, etc. Mais le prix du repas ne devrait pas être plus élevé, ni pour les parents, ni pour la collectivité. Et en plus, il y aurait un aspect social : « Le bio, c'est pas seulement pour les bobos », estime Alain Jund.

 Roger Wiltz DNA Édition du Mer 24 oct. 2007

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